Devenir technico-commercial en agroéquipement
agriculture.gouv.fr
Antoine est étudiant en BTSA Génie des équipements agricoles à Vesoul Agrocampus (Haute-Saône). Il a pour ambition de devenir technico-commercial dans une concession de matériels agricoles. Regards croisés sur ce métier avec son professeur Alexandre Burkhalter.

À chaque question posée à Antoine, Alexandre Burkhalter apporte son point de vue d'enseignant.

Pourquoi as-tu choisi de t'orienter vers les métiers de l'agroéquipement ?

Antoine : J’ai choisi de m’orienter vers les métiers de l’agroéquipement car, depuis mon plus jeune âge, je suis passionné par l’agriculture et plus particulièrement par le matériel agricole. J’ai d'abord aimé être à bord des tracteurs et, au fil du temps, j’ai cherché à en savoir plus sur le fonctionnement, la conception et les automatismes des agroéquipements, riches en technologies méconnues du grand public.

Alexandre Burkhalter : « Les agroéquipements ont effectivement l’avantage de balayer un large éventail de métiers, qu’ils soient en lien avec la technique ou le commerce, voire la conception de machines agricoles. Nous avons donc des étudiants motivés par les nombreuses offres d’emploi et opportunités de carrières offertes en fin de formation ».

En quoi cette formation te permet-elle de révéler tes talents ?

Antoine : Cette formation me permet surtout, à travers les séances de travaux pratiques, les cours de dessin assisté par ordinateur et les périodes de stage, de comprendre enfin la complexité des systèmes présents dans les matériels agricoles. Elle me permet aussi de m'ouvrir vers d'autres champs : l’agronomie, la communication, l’économie, etc.

Alexandre Burkhalter : « Les matériels agricoles intègrent des systèmes qui deviennent de plus en plus pointus et nécessitent des compétences de très haut niveau. Nous formons donc des professionnels autonomes ayant une grande capacité d’adaptation aux différents profils de postes proposés, mais aussi capables de faire face à la révolution technologique qui est en cours dans ce domaine. De nombreux anciens étudiants, aujourd’hui devenus professionnels, interviennent dans la formation, et nous cherchons, dans le cadre des périodes de formations en milieu professionnel, à faire du lien entre les tâches réalisées en entreprises et les activités mises en œuvre sur l’établissement. Pour y arriver, nous disposons d’équipements de grande qualité avec, par exemple, un hall technologique de 3 200 m² ».

Envisages-tu une formation ultérieure ?

Antoine : Après l’obtention de mon BTSA, j’envisage de poursuivre mes études en licence professionnelle Management des activités commerciales (MAC). Cette licence me permettra d’avoir un niveau d’étude et de connaissances assez confortable pour pouvoir travailler en concession de matériel agricole, en tant que technico-commercial par exemple.

Alexandre Burkhalter : « Nous avons la chance de proposer plusieurs licences professionnelles qui s’inscrivent dans la continuité du BTSA. En fonction du profil de poste visé par un étudiant, il peut s’avérer pertinent de poursuivre sa formation. Par exemple, un étudiant qui souhaiterait se diriger vers des postes à profils scientifiques ou de management prolonge systématiquement son cursus. Par ailleurs, son évolution sera facilitée ».

Comment te vois-tu exercer ce métier dans le monde de demain ?

Antoine : Je me vois exercer ce métier au plus proche des agriculteurs et à leur service, en répondant à leurs besoins, tout en les guidant vers les évolutions technologiques qui ne cessent de se développer.

Alexandre Burkhalter : « Globalement, un étudiant se voit proposer entre 3 et 5 postes à la sortie de sa formation... Il s’agit d’un secteur qui recrute beaucoup ! ».


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