TAC et quotas de pêche pour 2019 : les coulisses des négociations
Union européenne / Mario Salerno
Les 17 et 18 décembre 2018 s'est réuni le traditionnel Conseil des ministres de l'agriculture et de la pêche dédié à la fixation des possibilités de pêche en Atlantique et en mer du Nord. Les enjeux exigeants de ce dernier Conseil TAC et quotas de l'Union européenne avec le Royaume-Uni ont nécessité un important travail préparatoire. Explications.

La généralisation de l'obligation de débarquement en 2019 et l'approche de l'échéance de 2020 à laquelle les totaux admissibles de captures (TAC) devront être fixés au rendement maximal durable (RMD) donnaient une tonalité particulière à ce Conseil. Il s'agissait également de la dernière participation du Royaume-Uni à un tel Conseil avant sa sortie de l'Union européenne prévue le 30 mars 2019.

Ces échéances particulièrement structurantes avaient été préparées très en amont. 53 TAC avaient déjà été fixés au niveau du RMD en 2018. La poursuite des efforts des professionnels a permis que 59 le soient pour 2019.

Un accord unanime et des compromis

Concernant l'obligation de débarquement, un travail de fond a été mené dans le cadre de groupes de haut niveau associant les responsables des différents États membres depuis 2015 pour les premiers stocks qui y ont été soumis. Pour permettre sa généralisation, notamment aux stocks faisant l'objet de quotas très faibles, la France a pris l'initiative d'un mécanisme qui a recueilli un accord unanime, salué mercredi matin par la Présidence autrichienne du Conseil.

Les priorités de la France pour ce Conseil ont fait l'objet d'intenses travaux, mobilisant la Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture accompagnée de l'Ifremer : anguille, bar du Nord, églefin et cabillaud de mer Celtique, raies, échanges de quotas – notamment avec l'Espagne – ont donné lieu à de nombreuses réunions sur place, permettant d'obtenir des compromis tenant compte de la situation des stocks et des enjeux socio-économiques de la pêche française.

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