Equipe d'informaticiens en action dans une ferme à serveurs

01 avril 2026 Info +

Le numérique au cœur de l’action publique

À Paris comme à Toulouse, les agents du service du numérique conçoivent, pilotent et font évoluer les systèmes d’information qui soutiennent l’action publique et le travail des agents du ministère. Derrière les outils et les infrastructures, des experts engagés mettent leurs compétences au service de missions concrètes, au plus près des usages et des réalités de terrain.

Au sein du département des applicatifs et des services numériques (DASN), Fabrice Monduc intervient sur des projets informatiques liés aux politiques de l’alimentation. Arrivé récemment au ministère, il a suivi un parcours atypique, de la topographie à l’informatique, guidé par le goût du concret et de la chefferie de projets. Adjoint au chef de bureau et directeur de projets au bureau des systèmes d’information (SI) de l’alimentation (BSIA), il coordonne le développement et l’évolution d’outils numériques utilisés par les services chargés des contrôles sanitaires et du suivi des filières animales.

Derrière les écrans, des usages très concrets : traçabilité des animaux, appui au travail des vétérinaires, sécurisation des contrôles ou dématérialisation de documents essentiels, comme les passeports animaux. « Ici, on voit tout de suite à quoi servent les projets », explique-t-il. Les solutions mises en oeuvre sont utilisées quotidiennement par des agents, en lien direct avec des enjeux de santé publique et de sécurité alimentaire. « Ce lien avec le réel donne beaucoup de sens au travail », résume-t-il.

Portait de Fabrice Monduc
À droite, Fabrice Monduc, adjoint au chef de bureau et directeur de projets au bureau des systèmes d’information (SI) de l’alimentation (BSIA)

Agir pour la préservation des ressources

Dans le domaine de la pêche, le numérique est un outil central pour concilier exigences environnementales, activité économique et respect des règles européennes. Directrice de projets au sein du bureau des SI des territoires et de la mer (BSITM), Mathilde Fauché travaille sur les systèmes d’information utilisés pour le suivi et le contrôle des activités de pêche.

Quotas, traçabilité des captures, transmission des données à l’échelle européenne : la fiabilité des outils conditionne la gestion durable des ressources. Certaines campagnes, comme celle du thon rouge, concentrent particulièrement ces enjeux, avec des volumes importants de données à collecter sur des périodes très encadrées. « Travailler sur les SI de la pêche, c’est travailler sur des sujets qui nous concernent tous en tant que citoyens », confie-t-elle.

Au quotidien, Mathilde pilote des projets d’évolution des systèmes existants et participe à leur transformation. Nouvelles méthodes de travail et accompagnement des utilisateurs permettent de faire évoluer les outils en tenant compte des besoins métier.

Portrait de Mathilde Fauché
Mathilde Fauché, directrice de projets au sein du bureau des SI des territoires et de la mer (BSITM)

Faciliter le quotidien des agents

À Paris, Sophie Cissé travaille sur un autre versant du numérique : celui qui permet aux agents de communiquer, de collaborer et de s’adapter aux nouvelles organisations du travail. Cheffe de projet réseaux et télécoms au bureau des projets techniques (BPT), elle pilote des projets liés à la téléphonie, à la visioconférence et aux outils de communication à distance. Parmi les projets en cours, le déploiement de la téléphonie dématérialisée (softphonie) illustre la dynamique de modernisation du ministère. « Les agents peuvent conserver leur numéro professionnel et être joignables depuis leur ordinateur, au bureau, en télétravail ou en flex office. L’enjeu, c’est d’adapter les outils aux nouveaux usages des agents », résume-t-elle.

Au-delà de l’utilité et du sens des missions, la richesse du numérique au ministère tient aussi à la diversité des secteurs auxquels il s’applique : alimentation, pêche, forêt, environnement de travail des agents… « Quel que soit son profil, on peut évoluer, se former, changer de périmètre et travailler sur des sujets très différents », conclut Fabrice Monduc.


FOCUS

Loin des clichés : un numérique en mouvement

Depuis 2021, David Bercot est chef du département des plateformes, hébergement et infrastructures (PHI) du service du numérique. Passé par plusieurs ministères, l’Insee ou encore le CNRS, il a rejoint le ministère de l’Agriculture au moment de la création du service du numérique, avec l’ambition d’en faire un levier de transformation de l’action publique.

Souvent réduit à la seule gestion du data center, son département couvre en réalité un périmètre beaucoup plus large : hébergement des applications, plateformes techniques, services transverses, supervision, outillage et sécurité des systèmes. « L’objectif est que les équipes applicatives puissent déposer leurs projets sur un socle robuste, sécurisé et prêt à l’emploi », résume-t-il. Derrière ces briques techniques, ce sont des outils indispensables aux politiques publiques qui fonctionnent chaque jour, qu’il s’agisse des outils de contrôle, du suivi des filières ou des services aux agents.

Loin d’être figé, ce socle se transforme en continu. Depuis 2026, le ministère dispose d’une plateforme cloud interne. Les équipes travaillent aussi sur des projets innovants, comme SINEMA, qui utilise une technologie de type blockchain pour suivre les mouvements des animaux, ou demain une offre de cloud interministériel.

Pour David Bercot, c’est là toute la richesse des métiers du numérique au ministère : « La diversité des missions, le renouvellement constant des technologies et les possibilités de mobilité permettent de construire des parcours riches et évolutifs ». Autant de raisons de rejoindre une fonction publique numérique loin des clichés, au cœur des enjeux d’aujourd’hui.