Le maillage vétérinaire en milieu rural

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Le CGAAER a produit une note de synthèse de ses derniers rapports consacrés aux activités vétérinaires encadrées par l’État : « la prescription hors examen clinique », « les tarifs des prophylaxies collectives », « les visites sanitaires », « le parangonnage des moyens du sanitaire ». Cette note porte sur les politiques publiques qui contribuent à maintenir l'activité de surveillance sanitaire des cabinets vétérinaires ruraux.

La France affiche un des ratios de vétérinaires publics les plus élevés au niveau européen avec un vétérinaire pour 52 400 UGB (unité de gros bétail). Historiquement, la surveillance sanitaire du territoire repose sur un partenariat public – privé.

Si la couverture vétérinaire du milieu rural est une des priorités de politique publique du ministère, les activités vétérinaires encadrées par l’État ont des ambitions plus grandes :

  • le statut sanitaire de la France repose sur les prophylaxies collectives réalisées sur la base d'une analyse de risque pertinente ;
  • les visites sanitaires qui contribuent à consolider le lien vétérinaire-éleveur-administration, devraient également conduire à une amélioration du niveau sanitaire collectif par une valorisation des données collectées ;
  • la prescription hors examen clinique doit permettre au vétérinaire d’investir le champ du conseil technique sanitaire global dans lequel son savoir faire sera mieux valorisé.

La circulation des données des élevages avec un bénéfice collectif renforcé reste un projet inabouti, ce qui fragilise l'ensemble du dispositif sanitaire français.

Ce travail de synthèse a suscité, à la demande du ministre, la constitution d'un groupe de réflexion « Le vétérinaire, la carte et le territoire » dont les premiers éléments constitutifs de la feuille de route ont été exposés lors de l’assemblée générale du CGAAER de janvier :

  • le diagnostic de la démographie des vétérinaires et l’analyse des critères d’influence de cette démographie ont été élaborés à partir des travaux sur l’observatoire de la profession coordonnés par l’Ordre national des vétérinaires ;
  • l’objectivation et l’adéquation de l’offre et de la demande ;
  • l’installation et le maintien de structures vétérinaires notamment avec la mise en place de stages tutorés en milieu rural et l’installation effective d'étudiants ;
  • l’accès aux données sanitaires, techniques et technico-économiques pour maintenir la surveillance sur le terrain.

Lien vers la note de synthèse

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