Le droit au service du monde agricole
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Julien Cohen, adjoint au chef du bureau du droit des activités agricoles à la direction des affaires juridiques au secrétariat général (SG) à Paris.
Concrètement, à quoi ressemble le quotidien d’un juriste au ministère de l’Agriculture ?
À la direction des affaires juridiques, nos missions s’organisent autour de trois axes : défendre devant les juridictions administratives les décisions des préfets et du ministre en matière agricole, sécuriser juridiquement les textes législatifs et réglementaires, et apporter un appui juridique aux directions d’administration centrale, aux services déconcentrés et au cabinet. Le bureau du droit des activités agricoles intervient plus particulièrement sur la vie des exploitations : contrôle des structures, politique agricole commune, aménagement foncier rural, statut du fermage ou encore fonctionnement des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural. Des sujets techniques, mais très concrets.
Qu’est-ce qui donne du sens à votre travail au sein de la direction des affaires juridiques ?
Ce qui me plaît particulièrement, c’est de travailler sur ce que j’appelle des « matières nobles ». Nous aidons des agriculteurs à s’installer, nous contribuons à l’attribution d’aides et à la valorisation de produits à travers des signes de qualité comme les AOP. Il est essentiel pour moi d’être aligné, à la fois éthiquement et professionnellement, avec mon travail. Mon bureau défend de vraies personnes, avec des enjeux concrets : c’est très gratifiant. Venant de la territoriale, j’ai pu rejoindre la fonction publique d’État grâce à une vraie souplesse de mobilité, tout en bénéficiant de la sécurité du statut.
Quel regard portiez-vous sur la fonction publique d’État avant d’y entrer… et qu’en diriez-vous aujourd’hui à un futur candidat ?
Avant d’intégrer le ministère, j’avais une image « un peu vieillotte » de la fonction publique. Mais la réalité est toute autre. J’ai découvert des équipes jeunes, dynamiques, et des conditions de travail qui permettent de travailler sereinement. Certes, le métier de juriste reste un métier de bureau, avec beaucoup de recherches et de temps passé devant l’ordinateur. Mais nous échangeons énormément, nous travaillons en équipe, et nous sommes loin du cliché du juriste solitaire plongé dans un code poussiéreux. Le ministère offre une grande diversité de sujets et de parcours, souvent à l’opposé des idées reçues.
Son parcours
- 2002 : Master en droit de l’urbanisme.
- 2009 : Concours d’attaché territorial.
- 2003 : Responsable de l’urbanisme à la ville de Gentilly.
- 2013 : Chargé d’opérations foncières à la région Île-de-France.
- Depuis 2018 : Consultant juridique puis adjoint au chef du droit des activités agricoles au ministère.
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