Jean-Pierre Dick, le vétérinaire qui s’élançait dans son 4e Vendée Globe
© Y.Zedda / St Michel-Virbac

Dimanche 6 novembre 2016, il a largué les amarres depuis les Sables d’Olonne, en Vendée. Avant de s’engager dans ce tour du monde à la voile en solitaire et sans escale, Jean-Pierre Dick a pris le temps de nous expliquer son parcours atypique de docteur vétérinaire à navigateur professionnel, sa passion de la mer et du respect de l’environnement. Interview.

Crédit ci-après
© A.Pilpré / St Michel-Virbac
Dans quelle école avez-vous suivi vos études vétérinaires ? 

J’ai fait mes études de vétérinaire à l’Ecole nationale vétérinaire d'Alfort. Je garde un excellent souvenir de mes études et j’applique toujours aujourd’hui les méthodes inculquées pour disséquer les problèmes, faire des fiches pour travailler la météo, gérer des crises à bord etc. Il y a un vrai parallèle entre ces deux métiers. 

Quand votre passion pour la navigation est-elle apparue ? Quel a été le déclic ?

Cette passion dévorante pour la mer est apparue à l’âge de 10 ans lors de mes navigations avec mon père en Méditerranée. J’avais 10 ans, lorsque j’ai passé ma première nuit en mer lors d’une traversée entre Nice et la Corse. Cette navigation m’a donné une force et une énergie qui ne m’ont pas quitté depuis 40 ans. J’ai décidé de changer de vie à 36 ans pour me consacrer à ma passion de la course au large. 

Comment définiriez-vous cette course si particulière qu’est le Vendée Globe pour le lecteur néophyte?

Le Vendée Globe est une course qui évoque un rêve. Elle est tellement difficile, tellement extraordinaire, qu’elle éveillait plein de choses chez moi, et c’est pour ça que j’ai eu envie de passer toutes les barrières, et de partir à l’aventure. Ma carrière professionnelle est liée au Vendée Globe, puisque c’est  cette course qui m’a fait entrer dans le bain. C’est un projet très complet, où il y a de nombreux compartiments de jeu et c’est surtout un moyen d’assouvir ma passion avec un grand P. C’est un Everest, c’est une course qui me fait vibrer. 

Le ministère de l'Agriculture est très investi dans des projets de lutte contre le gaspillage alimentaire et d'interactions entre les sols et le climat. Quel est votre regard en tant que navigateur sur ces sujets ?

Au fil de mes tours du monde, j’ai pu constater des évolutions climatiques, le déplacement de la zone des glaces etc. En tant que vétérinaire de formation, je suis très sensible à la biodiversité et à la préservation de l’environnement et à cette nature qui me passionne.

Lors de la Barcelona World Race avec Loick Peyron en 2011, nous avions constaté les dégâts de la pollution. J’ai été choqué de voir de nombreux déchets plastiques en mer. Il est important d’agir pour préserver le monde qui nous entoure. 

Suivez l'évolution de la course de Jean-Pierre Dick sur le site du Vendée Globe