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04 février 2026 Info +

Comment les agricultrices font évoluer leur métier ?

Parité des décisions, des tâches et égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes au sein des exploitations agricoles. Rencontre à la Ferme des Bayottes, polyculture-élevage biologique, dans l'Oise, où Olivia Renaud et Mélanie Blanchard font évoluer leur métier.

  • Comment les agricultrices font-elles évoluer leur métier ?

    Je suis Olivia Renaud, j'étais chef de projet dans une association sur un projet de promotion de l'économie sociale et solidaire et aujourd'hui je m'occupe du maraîchage au sein de la ferme des Bayottes.

    Je m'appelle Mélanie, je suis agricultrice et fromagère à la ferme des Bayottes.

    La ferme des Bayottes, c'est une ferme en polyculture élevage sur 187 hectares. On est quatre associés avec un atelier élevage, un atelier maraîchage et des cultures de céréales avec une partie en transformation également en farine.

    Aujourd'hui on va faire une production de yaourt. On prend le lait directement de la traite du matin pour pouvoir fabriquer les produits du jour.

    J'ai fait un BTS Gestion et Protection de la Nature. J'ai travaillé dans une entreprise qui a fait du service aux agriculteurs. Je voulais m'investir dans l'agriculture sans perdre non plus tous les avantages que j'avais pu découvrir en tant que salariée. Et c'est un peu là aussi qu'est venue cette idée de s'installer en collectif.

    Le collectif c'était vraiment un des piliers de notre projet. Avoir du temps libre, c'était vraiment quelque chose de fondamental pour nous. Les laitières c'est tous les jours et le fait de partager cette astreinte, c'était vraiment quelque chose qui rendait le métier soutenable en fait. Tout le fruit de notre travail en fait est divisé en quatre parts égales. Il s'avère qu'à priori pour l'instant c'est quelque chose qui fait ses preuves. Je pense que les plus grosses difficultés qu'on a pu rencontrer c'est au moment de l'installation. On a l'habitude de dire qu'on a un petit peu allumé tous les voyants rouges notamment auprès des banques mais finalement pas que. Un projet en agriculture biologique avec deux hommes deux femmes. J'ai bien dit deux femmes, mine de rien c'est pas anodin.
    Je pense qu'il y a quelque chose d'historique où globalement les fermes se transmettaient plutôt de père en fils, pas exactement de père en fille. Le collectif nous a porté sur l'importance de la parité hommes-femmes, même part sociale, même rémunération, même prise de décision. Il y a quand même encore des fois des idées à un peu préconçues justement sur les femmes et des fois il y a des gens qui arrivent dans la cour et qui nous demandent il est où le patron et on leur répond là.

    Ministère de l'Agriculture de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt