Bilan d’une opération européenne d’appui au développement du Centre national de veille zoosanitaire de Tunisie

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Troupeau sur les routes de Kroumirie en Tunisie  © Nicolas Fauqué - tunisiadalyphoto

Bilan d’une opération européenne d’appui au développement du Centre national de veille zoosanitaire de Tunisie

La mission du Centre national de veille zoosanitaire de Tunisie (CNVZ) a pour but d’éclairer le ministère tunisien de l’agriculture (Direction générale des services vétérinaires) en matière de gestion du risque en santé animale. Il est en particulier chargé de l’analyse scientifique du risque et de l’évaluation de l’impact économique des maladies animales et des options de lutte.

Troupeau sur les routes de Kroumirie en Tunisie

© Nicolas Fauqué - tunisiadalyphoto

Le développement de l’élevage en Tunisie est stratégique pour des raisons de sécurité alimentaire, d’économie et de lutte contre l’exode rural. L’élevage des ruminants (680 000 bovins et 8 millions d’ovins et de caprins) est majoritairement assuré par de très petits éleveurs. La position géographique du pays fait courir à son élevage des menaces sanitaires permanentes (fièvre aphteuse, fièvre du Nil occidental, peste des petits ruminants, rage…).

La France (Direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture) et l’Italie (Istituto Zooprofilattico Sperimentale dell’Abruzzo e del Molise) se sont associées pour mener une opération européenne de jumelage avec la Tunisie, longue de 27 mois et qui visait à développer les capacités d’expertise scientifique du CNVZ. La conseillère résidente du jumelage, le Dr Myriam Carpentier, a orchestré quelques 80 missions courtes d’experts et six séjours d’études en Europe.

L’Union européenne a entièrement financé ce jumelage. Sa délégation à Tunis a joué pleinement et en permanence son rôle de soutien et d’encouragement.

Les principaux acquis de l’opération sont la création d’un prototype de gestionnaire de données sanitaires, la naissance d’une équipe en capacité de conduire des premières études économiques grâce à l’appui du CIRAD, la mise en place - une première dans tout le Maghreb - d’un comité d’experts spécialisé en santé animale qui réalise les premières analyses scientifiques du risque, selon la méthodologie de l’ANSES.

Ces acquis permettront à la Tunisie d’être encore plus active dans le Réseau méditerranéen de santé animale (REMESA) et, à moyen terme, d’obtenir la reconnaissance du CNVZ comme centre collaborateur de l’OIE. Mais ils doivent être consolidés. Un appui bilatéral continuera donc d’être apporté au CNVZ par le ministère de l’agriculture français.

En Tunisie comme dans les autres pays où l’évaluation et la gestion du risque sont le fait de deux instances différentes, celles-ci ont besoin de temps pour trouver leur complémentarité, surtout dans leurs domaines partagés. C’est pourquoi, lors de la mission, des travaux sur la surveillance des maladies n’ont pas pu être valorisés.

Le CGAAER s’est fortement impliqué en mettant à disposition des experts dont le chef de projet, Yves Marchal. Son vice-président, Bertrand Hervieu, s’est rendu à Tunis pour l’occasion et y a rencontré le ministre tunisien de l’agriculture, M. Lasaad Lachaal.


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