Filière bois : qualités du bois et construction
Qualités du bois et construction : ici des briques de bois

Diversité et qualités du bois

  • Le bois un matériau industriel

Les coupes permettent de récolter des bois de différentes catégories. Les gros bois ont des utilisations diverses : les billes de meilleure qualité sont tranchées ou déroulées pour faire des placages et des contreplaqués. Les autres sont sciées pour le bâtiment, l’ameublement et l’emballage. Les petits arbres provenant des coupes d’éclaircie ou de taillis sont utilisés pour fabriquer de la pâte à papier et des panneaux, ou encore comme source d’énergie.

  • Le bois un matériau écologique

C’est le seul matériau naturel renouvelable. Sa mise en oeuvre consomme peu d’énergie, beaucoup moins que le béton et l’acier. Il est aisément recyclable. Les forêts contribuent à diminuer la pollution due au gaz carbonique en stockant, dans la fibre de bois, une partie du carbone.

Un bâtiment construit avec une forte proportion de bois est un bâtiment à plus faible impact sur l’environnement : moins de matières premières épuisables prélevées et moins d’énergie consommée pour sa fabrication, moindre impact sur l’accroissement de l’effet de serre. C’est la raison pour laquelle le Parlement a reconnu, dans la loi de 1996 intitulée "loi sur l’air" que l’utilisation du bois devait être encouragée dans les constructions nouvelles.

  • Le bois un matériau renouvelable

La plupart des matériaux de construction consomment, pour leur fabrication, de grandes quantités d’énergie et de matières premières dont les réserves ne sont pas inépuisables. Aucun risque de pénurie avec le bois : il est, au contraire, le seul matériau entièrement naturel et renouvelable, utilisable pour un aussi grand nombre de composants du bâtiment. En effet, un arbre ne demande, pour pousser, qu’un peu de soleil, d’eau et d’humus, fournis gratuitement par la nature. Dans le cadre d’une forêt bien gérée, comme l’est la forêt française, un arbre abattu est remplacé par une nouvelle plantation et il ne faudra que quelques dizaines d’années, un siècle au plus selon les espèces, pour faire pousser un nouvel arbre. Par ailleurs, la sylviculture est une des activités agricoles les plus douces : des interventions très espacées et qui perturbent peu le milieu, pas ou très peu d’irrigation, d’engrais, de pesticides... Dans le bois, rien ne se perd. En effet, la filière de transformation du bois (scieries, menuiseries, fabrication de panneaux) a l’avantage de produire, avec les sciures et les copeaux, des sous-produits facilement valorisables. Ils servent à fabriquer de la pâte à papier, des panneaux de particules ou sont simplement broyés sur place pour le chauffage des ateliers. Rien ne se perd, non plus, sur les chantiers de démolition. Une bonne partie des composants en bois est récupérée sur le chantier pour être réutilisée : portes, fenêtres, éléments de charpente ou de plancher. Une autre partie est broyée pour récupérer de l’énergie.

  • Qualités du matériau bois

Dans un pays latin comme la France, où la pierre reste le matériau noble par excellence, les qualités du bois ne sont pas assez reconnues par les prescripteurs. Pourtant elles placent bien souvent ce matériau à égalité avec les autres et permettent des solutions architecturales et constructives très prometteuses. Les systèmes constructifs à ossature et parois légères en bois disposent de nombreux avantages. Ces techniques permettent d’inclure à l’intérieur de la paroi, des épaisseurs importantes d’isolant et de supprimer les ponts thermiques, et d’atteindre des niveaux d’isolation très performants.

  • Acoustique

En acoustique, contrairement à une idée reçue, la masse n’est pas le seul moyen de se protéger du bruit. Des parois légères composites permettent d’atteindre des performances au moins équivalentes, sinon meilleures, que celles des parois lourdes et épaisses. Les techniques, dites sèches, réduisent considérablement les nuisances des chantiers : les composants arrivent prêts à monter, sans avoir à fabriquer ni couler du béton, en conséquence moins de bruit, de poussière, de boue...

  • Bois - béton

Les solutions mixtes (bois et béton) sont parfois plus intéressantes. Elles associent à tous les avantages du bois ceux de l’inertie du béton en appliquant le principe masse, ressort, masse pour amortir les bruits d’impact.

  • En cas d’incendie

En cas d’incendie, le bois est le seul matériau à conserver ses propriétés portantes. La structure brûle lentement en périphérie (0,5 mm par minute) mais ne s’effondre pas, ne dégage pas de gaz toxique contrairement au PVC, ne se dilate pas contrairement à l’acier provoquant aux interfaces avec les ouvrages bétons des éclatements préjudiciables à la tenue de l’ouvrage. Face à l’incendie, le bois demeure un matériau fiable.

  • Traitement

Le bois n’a que deux ennemis : le champignon et l’insecte.Pour l’insecte, des produits de préservation dont la durée de vie est illimitée permettent de préserver le bois définitivement en les mettant en uvre par trempage ou en autoclave. Pour les champignons, des produits existent également, mais le témoignage des constructions qui ont traversé les siècles prouve que ce sont avant tout les dispositions constructives qui assurent la pérennité. En effet, le champignon ne se développe dans une pièce de bois que si son hygrométrie dépasse 23 % . Dans une charpente par exemple, celle-ci varie de 12 à 18 %selon le climat et la période de l’année, ce qui évite donc tout risque d’attaque. En extérieur, certaines essences ont une durabilité importantes et peuvent être utilisées sans traitement, comme d’autres, moins durables, mais imprégnables, après traitement en autoclave. Comme tous les matériaux, un entretien d’aspect peut être nécessaire (lasures, peintures) mais aujourd’hui des procédés adaptés permettent d’éviter celui-ci par un traitement d’origine des bois accompagné d’un nettoyage peu onéreux tous les 10 ou 15 ans. Pendant de nombreuses années, les compagnies d’assurance ont surtaxé les bâtiments en bois. On constate aujourd’hui que non seulement les surprimes ont disparu mais que des moins values existent pour des bâtiments en structure bois, particulièrement dans le secteur industriel.

  • Le bois et l’environnement

Le bois est par excellence un matériau pérenne à condition que la conception et la réalisation des ouvrages soient conformes à des règles simples mais incontournables. Un bâtiment conçu et construit dans une logique de développement durable est un bâtiment sain et agréable à vivre, qui consomme moins d’énergie, moins de matière première épuisable, qui pollue moins, qui respecte ses alentours et ses riverains. Il perturbe moins les grands équilibres écologiques qui façonnent la planète que nous laisserons aux générations futures. C’est la définition d’un bâtiment à haute qualité environnementale, c’est aussi celle d’un bâtiment construit avec du bois. Le bois apporte une réponse favorable à l’environnement d’un bout à l’autre du cycle de vie d’un bâtiment : depuis la plantation de l’arbre qui sera transformé en matériau de construction jusqu’à la réutilisation des déchets de démolition, un ou deux siècles plus tard. Le bois bénéficie notamment de deux atouts environnementaux exceptionnels. Il est le seul matériau de construction issue d’une ressource entièrement renouvelable, et le seul à pouvoir peser de façon sensible sur un des risques environnementaux majeurs, la dégradation de l’effet de serre. Sans compter ses qualités architecturales, sa durabilité, ses nombreux avantages du point de vue énergétique, du confort et des ambiances intérieures. Construire avec du bois, c’est respecter l’environnement. Construire avec du bois, c’est construire rapidement.

Construire avec du bois

Tous les systèmes constructifs utilisent des matériaux dont la fabrication consomme de l’énergie et donc émet des gaz à effet de serre. Seule la filière bois-construction absorbe et stocke du gaz carbonique et donc soulage d’autant les efforts à accomplir. Construire avec du bois est favorable à la lutte contre l’accroissement de l’effet de serre. En effet, les arbres sur pied absorbent, au cours de leur croissance, de grandes quantités de gaz carbonique qu’ils stockent dans le bois sous forme de carbone. Ce carbone reste captif dans le bois pendant des dizaines, voire des centaines d’années, jusqu’à ce qu’il recompose du gaz carbonique lors de la pourriture du bois mort ou sa combustion. En France, l’équivalent de six années d’émission de gaz carbonique est ainsi stocké dans les arbres des forêts. Construire avec ces arbres, au lieu de les laisser pourrir, augmente d’autant la durée de stockage.

Ossature, charpente, menuiseries intérieures ou extérieures, revêtements de façade, de sol ou de mur... Le nombre de composants en bois dans la construction est impressionnant. Un bâtiment construit avec une forte proportion de bois sera donc, de ce fait, un bâtiment à plus faible impact sur l’environnement : moins de matières premières épuisables prélevées et moins d’énergie consommée pour sa fabrication, moindre impact sur l’accroissement de l’effet de serre. C’est la raison pour laquelle le Parlement a reconnu, dans une loi de 1996 intitulée " loi sur l’air " que l’utilisation du bois devait être encouragée dans les constructions nouvelles.

Le CO2 stocké dans le bois d’un seul logement permet de neutraliser les émissions d’une automobile pendant 5 ans !

Par ailleurs, l’industrie du bois est, comparativement aux autres filières de matériaux de construction, plus économe en énergie. Ainsi que l’indique le Rapport Bianco, "le bois est un matériau écologique, puisque la ressource est renouvelable et que sa production nécessite relativement peu d’énergie : il faut 3 fois moins d’énergie pour réaliser un bâtiment en bois plutôt qu’en béton". Dans la mesure où les sites de production sont répartis sur le territoire, les transports liés à l’approvisionnement restent sur des distances raisonnables.

Le secteur de la construction en France, comme dans les autres pays fortement forestiers constitue le principal débouché actuel et potentiel du bois et des produits à base de bois : plus de 60%et près de 80%pour les résineux, dont la production nationale devrait doubler dans les vingt ans.

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