L’éco-responsabilité : un défi quotidien
©Catherine.Debeaurain/Min.Agri.Fr

Depuis les premiers travaux du Grenelle de l’environnement, l’exemplarité de l’État en matière de développement durable constitue une priorité. Des actions communes relatives à l’exemplarité de l’État au regard du développement durable dans le fonctionnement de ses services et ses établissements publics ont ainsi été définies dans tous les ministères. Elles ont majoritairement porté sur les achats courants, les mesures d’éco-responsabilité et la responsabilité sociale de l’État : parité, égalité des chances, politique de recrutement et d’insertion des personnes handicapées et éloignées de l’emploi.

D’abord guidée par le Plan Administration Exemplaire, l’administration du Ministère de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt (MAAF) a ainsi poursuivi ses efforts d’amélioration de sa performance au sein de son administration centrale, en sensibilisant ses agents aux gestes éco-citoyens, en réduisant significativement sa consommation de papier et son empreinte carbone (baisse du nombre de véhicules, achat de véhicules à faible émission de CO² ou de véhicules électriques...). Le MAAF définit désormais un Plan Ministériel d’Administration Exemplaire, le PMAE, et a le souci, dans le cadre de ce plan, à horizon 2020, de partager cette problématique avec l’ensemble de son réseau : administration centrale, services déconcentrés et opérateurs.

Ce PMAE s’inscrit donc dans une dynamique de co-construction de l’exemplarité : les agents à titre individuel vont devoir continuer à s’impliquer dans la démarche et les agents des directions métiers responsables de l’utilisation des moyens (services immobiliers, services de gestion des déplacements, services logistiques...), mettre en œuvre des modalités de travail plus éco-responsables. Cette dynamique est particulièrement renforcée par la mise en place de la réforme territoriale et la réorganisation des services déconcentrés qui en découle. Chacun va devoir imaginer une nouvelle gestion de ses déplacements, de nouvelles façons de se réunir et de travailler ensemble (visioconférences, travail en réseau, plateformes collaboratives, télétravail...). Les réflexions collectives qui s’engagent dès maintenant sur les méthodes de travail et nouvelles manières de travailler au sein de notre organisation, sur des échelles de territoires plus grandes favorisent l‘émergence de solutions plus novatrices et le développement de nouvelles pratiques « exemplaires ».

Le MAAF s’engage également au quotidien en matière de responsabilité sociale et environnementale dans la mise en œuvre de ses politiques. Cela se traduit notamment par la mesure de l’impact de ses décisions dans ces domaines, par un comportement transparent et éthique vis-à-vis de ses partenaires ainsi que par exemple, lors du renouvellement ou de la rédaction de nouveaux marchés publics, l’étude et la prise en compte systématique tant au niveau du besoin qu’au niveau des critères d’attribution des offres de critères sociaux et environnementaux.