Didier Guillaume : « Le label bas-carbone soutiendra le déploiement de pratiques agricoles et forestières vertueuses pour le climat »
23/04/2019
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr
Officiellement lancé le 23 avril 2019, ce label est le premier système de labellisation de projets de compensation carbone volontaire français. Initié et encadré par le ministère de la Transition écologique et solidaire, il a été élaboré en lien avec le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. Son objectif : contribuer à l’atteinte des objectifs climatiques de la France.

Lors du lancement du label bas-carbone au ministère de la Transition écologique et solidaire en présence de François de Rugy et Brune Poirson, le ministre Didier Guillaume a adressé ce message :

« L'agriculture et les forêts sont au centre des enjeux de développement durable, en matière de lutte contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité comme en matière de sécurité alimentaire.

Il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire et urgent d'apporter des réponses concrètes au défi climatique en encourageant la transition vers des systèmes agricoles bas-carbone et forestiers mieux gérés.

À l'automne 2018, le GIEC a publié un rapport.

Le Label Bas Carbone est une des voies pour renforcer au niveau national la contribution des systèmes agricoles et forestiers au rehaussement de l'ambition climatique. Ce label offre de la flexibilité, en permettant à tous les acteurs de proposer de nouvelles méthodes et projets bas-carbone, mais aussi de la simplicité et de la crédibilité, en apportant toutes les garanties nécessaires d'additionnalité et d'intégrité environnementale.

Ce label soutiendra le déploiement, en France, de pratiques agricoles et forestières vertueuses pour le climat, permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et d'augmenter les absorptions des « puits de carbone » indispensables à l'atteinte de la neutralité carbone en 2050.

Beaucoup de ces pratiques sont déjà connues : en agriculture, il s'agit notamment de l'agro-écologie, y compris l'augmentation des stocks de matière organique dans les sols et le développement de l’agroforesterie.

Pour les forêts, dans le cadre de leur gestion durable, il s'agit de renforcer les effets de séquestration et les effets de substitution, ces derniers étant clairement pris en compte dans le label. Si ces pratiques sont déjà connues, il s'agit au travers du label de mieux les formaliser et donc de les réaliser par l’intervention de financements extérieurs.

Au-delà des engagements internationaux et européens, je suis engagé dans la négociation d'une nouvelle PAC ambitieuse au plan environnemental et je souhaite que tous les Etats membres soient ambitieux dans leur plan stratégique national.

La France met en œuvre des politiques favorables à l'atténuation du changement climatique, dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone ou de la mise en œuvre de l'initiative internationale 4 pour 1000 notamment.
La lutte contre le changement climatique est un impératif pour tous les acteurs, publics comme privés, collectivement ou individuellement ; à cette fin le label Bas carbone est un très bel exemple de paiement pour services environnementaux.

Je me réjouis enfin de l'engagement des professionnels agricoles et forestiers dans ce projet, qui montre, si cela était encore nécessaire, que les acteurs se sentent très concernés, souhaitent agir et sont porteurs de solutions via notamment l'agro-écologie ou la gestion durable des forêts.

La mobilisation autour de ce dispositif montre les attentes et le volontarisme des acteurs français dans la lutte contre le changement climatique. »

Accompagner la transition écologique à l’échelon territorial

Le label met en place un cadre innovant et transparent offrant des perspectives de financement à des projets locaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il permet ainsi d’accompagner la transition écologique à l’échelon territorial, en récompensant les comportements vertueux allant au-delà des pratiques usuelles.

Des collectivités, des entreprises, et même des citoyens, sont prêts à rémunérer des actions bénéfiques pour le climat sur une base volontaire, par exemple pour compenser leurs émissions résiduelles. Pour s’engager, ces financeurs potentiels souhaitent que la qualité et l’intégrité environnementale des projets soient certifiées. Le label bas-carbone leur offre ces garanties et permet ainsi de diriger des financements vers des projets vertueux pour le climat et l’environnement.

Plus d'infos sur le label Bas carbone