Maladies animales: la fièvre aphteuse

Généralités sur la maladie

Cette maladie d’origine virale, connue sous le nom de " fièvre aphteuse ", est l’une des maladies animales les plus contagieuses. De ce fait, elle peut entraîner des pertes économiques importantes. C’est une maladie de la liste A du code zoosanitaire de l’Office international des épizooties.

La fièvre aphteuse est inscrite à la nomenclature des maladies réputées contagieuses soumises à déclaration obligatoire et à l’application des mesures de police sanitaire.

Elle touche tous les mammifères bi-ongulés (bovins, ovins, caprins et porcins) et se caractérise par l’apparition d’aphtes et d’érosions sur les muqueuses buccales, nasales et mammaires et sur les onglons (au niveau des bourrelets coronaires des pieds et entre les espaces interdigités).

Ces lésions entraînent une salivation intense et filante (signe caractéristique de la maladie), des troubles de la mastication, des boiteries et des chutes de production laitière.

Souvent bénigne chez les animaux adultes, l’évolution de la maladie peut être mortelle chez les plus jeunes. Les animaux guéris constituent un réservoir de cette maladie en devenant porteurs sains du virus. A ce titre, ils représentent un risque potentiel pour son développement.

Le temps d’incubation varie entre 2 et 14 jours.

La transmission de la maladie peut s’effectuer :

  •  par contact direct et indirect entre animaux (toutes les excrétions et sécrétions d’un animal infecté contiennent du virus) ;
  •  par l’intermédiaire de vecteurs vivants (personnes ou animaux comme les chiens, les chats ou les chevaux) ou inanimés (véhicules, outils agricoles) ;
  •  et au travers des conditions climatiques, le vent pouvant véhiculer et propager le virus sur de longues distances.

La prophylaxie médicale par recours à la vaccination est possible. Toutefois, elle est interdite dans l’Union européenne depuis 1991.

La prophylaxie sanitaire repose notamment sur :

  •  la protection des zones indemnes par le contrôle et la surveillance des déplacements d’animaux à l’introduction dans ces zones ;
  •  l’application stricte de mesures de police sanitaire y compris l’abattage systématique de tous les animaux de l’exploitation en cas de confirmation, par le laboratoire de référence, de l’infection par le virus aphteux.

La fièvre aphteuse est sans danger pour l’homme .

La contamination humaine est rare mais possible.

Elle peut se réaliser à travers des plaies de la peau chez des personnes en contact direct avec des animaux infectés.
La contamination humaine peut également se faire par l’intermédiaire de la consommation de lait cru contenant de grandes quantités de virus. Ce risque est extrêmement limité :

  •  de par la destruction du lait en provenance des femelles infectées dans le cadre des mesures prises en vue d’enrayer la maladie ;
  •  et depuis la pasteurisation des produits laitiers.

Le risque de contamination par la consommation de viande infectée est considéré comme nul.

Les très rares cas humains se sont traduits par l’apparition de signes bénins : aphtes buccaux et vésicules entre les doigts accompagnés d’une petite fièvre.

La France a pris des mesures de surveillance et de prévention de la maladie dès le 21 février 2001, date de la mesure d’embargo décidé par la Commission européenne.

Mesures à mettre en oeuvre en cas d'apparition d'un foyer de fièvre aphteuse

Dès confirmation par le laboratoire de référence de l’infection par virus aphteux, le préfet prend un arrêté portant déclaration d’infection et déclenche un plan d’intervention du type " plan orsec " :

  •  mise en place d’une cellule de crise au niveau préfectoral
  •  l’arrêté préfectoral définit un périmètre d’interdiction qui comprend 2 zones :
    • 1 zone de protection (rayon 3 km)
    • 1 zone de surveillance (rayon 10 km)

Sur l’exploitation infectée :

  • Abattage d’urgence et destruction du troupeau atteint (animaux des espèces sensibles)
  • Destruction des produits présents sur l’exploitation et ne pouvant faire l’objet d’une désinfection
  • Nettoyage et première désinfection de l’exploitation
  • Enquête épidémiologique
  • Deuxième désinfection de l’exploitation (15 jours après la 1ère)

Dans la zone de surveillance (10 km) :

  •  Tous les troupeaux sont recensés, séquestrés et isolés
  •  Les rassemblements et la circulation (à pied) d’animaux quelle que soit l’espèce sont interdits. Le transport (par véhicule) d’animaux des espèces sensibles est également interdit
  •  Désinfection de tous les véhicules à risque (véhicules concernés par le transport d’animaux vivants ou morts, de produits animaux, d’aliments )
  •  Interdiction des opérations d’insémination artificielle
  •  Surveillance des accès par la gendarmerie

Dans la zone de protection (3 km) :

  •  Mêmes mesures que dans la zone de surveillance
  •  Interdiction de transport (par véhicule) de tous les animaux, quelle que soit l’espèce
  •  Décontamination de toute personne entrant ou sortant d’une exploitation située dans cette zone ou d’un pâturage
  •  Désinfection de tous les véhicules quittant ou traversant la zone

Levée des mesures :

  • La zone de protection est libérée au plus tôt 14 jours après la première désinfection de l’exploitation infectée. La zone de protection devient zone de surveillance.
  • Les mesures dans la zone de surveillance sont levées 30 jours après la destruction des animaux et la première désinfection.

Interdiction d’introduction d’animaux durant 21 jours après la deuxième désinfection.

Le point sur la vaccination contre la fièvre aphteuse

Historiquement, la fièvre aphteuse (FA) entraînait des pertes considérables en France comme dans de nombreux pays. En 1962, une politique nationale de lutte médico-sanitaire comprenant la vaccination annuelle de l’ensemble des bovins sur tout le territoire et, en cas de foyer, l’élimination systématique de tous les animaux des espèces sensibles a été mise en place. Cette méthode s’était montrée efficace, puisque la fièvre aphteuse a disparu du territoire national, le dernier foyer datant de 1981.En 1991, la Communauté européenne a décidé d’arrêter la vaccination, au vu :

D’arguments sanitaires  : en 1989 le territoire communautaire était indemne de FA depuis presque 10 ans. En outre, sur 34 foyers primaires déclarés en Europe entre 1977 et 1987, 13 étaient liés à la diffusion de virus échappés des laboratoires ou à des vaccins mal inactivés (c’est-à-dire à la pratique même de la vaccination).

D’arguments économiques  : dans un rapport de la Commission européenne en date de 1991, le coût de la vaccination a été estimé à 1,135 millions d’écus contre un coût de 35 millions d’écus en cas de non vaccination (calcul effectué sur l’hypothèse de 13 foyers primaires pour une période de 10 ans).

D’arguments commerciaux  : la vaccination entraîne la présence d’anticorps vaccinaux non différentiables des anticorps post-infectieux, en outre, les animaux vaccinés sont susceptibles d’héberger de manière inapparente du virus aphteux et représentent donc un risque important pour les cheptels non vaccinés. Elle entraîne des restrictions commerciales lourdes lors des échanges avec des pays qui ne vaccinent pas. L’absence de vaccination est donc une condition de la liberté des échanges d’animaux et de leurs produits entre les pays.

Par ailleurs, le risque de réapparition de la maladie sur le territoire national est lié à un risque à l’importation. Or, la vaccination des seuls bovins, qui représentent la moitié des effectifs des animaux sensibles à la FA, ne diminuerait que faiblement le risque d’apparition de foyer. En outre, le vaccin utilisé qui protège contre certains souches n’empêche pas l’infection liée à d’autres souches. Aussi, l’élimination des animaux contaminés en cas de réapparition de la maladie reste la méthode la plus efficace car elle permet de tarir complètement la source de virus ; cette élimination devant être la plus précoce possible pour éviter la diffusion de la maladie.Le retour à une politique de lutte contre la FA avec la vaccination (prophylaxie médicosanitaire) représenterait donc un changement majeur dans la stratégie de lutte contre la FA qui semble pour l’instant peu envisageable, compte tenu des restrictions commerciales majeures qui en résulteraient pendant plusieurs années.S’agissant de la réapparition de foyer de fièvre aphteuse sur le territoire communautaire et de l’intérêt du recours à une vaccination d’urgence, il convient de rappeler que la vaccination d’urgence ne pourrait être mise en place que sur autorisation de la Commission Européenne, avec pour objectif de limiter l’extension de la maladie lorsque l’abattage préventif des animaux ne peut être réalisé suffisamment rapidement, du fait du manque de moyen pour mettre en oeuvre la politique d’abattage systématique dans des délais rapides. Dans tous les cas, ces animaux vaccinés seraient abattus dès que les moyens humains et matériels seront disponibles (puisqu’ils ne peuvent plus être différentiés par des analyses sérologiques des animaux infectés).

Chronologie des mesures prises par la France

Épizootie en Grande Bretagne en 2007

Épizootie au Royaume Uni en 2001

6 mai 2001 : la zone de surveillance (10 km) autour du deuxième foyer dans le département de la Seine-et-Marne est levée.

23 avril 2001 : la zone de surveillance (10 km) autour du premier foyer dans le département de la Mayenne est levée.

21 avril 2001 : la zone de protection (3 km) autour du deuxième foyer dans le département de la Seine-et-Marne est levée.

13 avril 2001 : levée des mesures européennes d’embargo sur le bétail français.

10 avril 2001 : le Comité vétérinaire permanent (CVP) a voté à l’unanimité l’autorisation de la transhumance vers des pâtures désignées, sous réserve de la délivrance d’une autorisation par les autorités compétentes des lieux de départ et de destination. Le Comité a également autorisé le passage d’animaux par un centre de rassemblement agréé vers une seule exploitation d’engraissement. Les bovins et les porcins pourront être redistribués à partir d’un centre de rassemblement vers un maximum de six exploitations de destination, sous réserve de la délivrance d’une autorisation par les autorités compétentes des lieux de départ et de destination (décision notifiée le 17/04).

3 avril 2001 : levée partielle de l’embargo sur les produits d’élevage français (viandes, lait et produits dérivés) à l’exception des départements 77, 93 et 95.
L’exportation du bétail reste interdite jusqu’au 12/04.

30 mars 2001 : les conditions de circulation des équidés sont allégées : ballades et randonnées sont autorisées, ainsi que les transports sous réserve du respect de certaines conditions.

27 mars 2001 : concernant les animaux sensibles à la fièvre aphteuse (bovins, caprins, ovins, porcins), le CVP annonce pour l’ensemble du territoire le maintien jusqu’au 2 avril de l’interdiction d’exporter les animaux vivants et les produits non traités de façon à inactiver le virus aphteux. A partir du 2 avril ces mesures de restrictions ne s’appliqueront qu’aux départements 77, 93 et 95. L’interdiction d’exporter des animaux vivants des espèces sensibles et leur génétique est maintenue jusqu’au 12 avril pour l’ensemble du territoire.

23 mars 2001 : deuxième foyer de fièvre aphteuse détecté en Seine-et-Marne sur un veau d’une exploitation de Mitry-Mory. Les 100 bovins et 200 bovins de l’exploitation sont abattus et détruits. Une zone de protection et une zone de surveillance est mise en place autour de l’exploitation.

Dans l’attente du CVP du 27/03, le ministère de l’agriculture et de la pêche étend à l’ensemble du territoire national les mesures concernant l’Orne et la Mayenne.

22 mars 2001 : l’annonce de premiers foyers aux Pays-Bas conduit au recensement de tous les animaux des espèces sensibles (bovins, ovins, caprins, porcins) en provenance de ce pays et introduits sur le territoire national depuis le 20 février. Les élevages concernés vont être placés sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance. Des prélèvements en vue d’analyses sérologiques seront réalisés sur des animaux importés. Les animaux des espèces sensibles en provenance des régions à risque néerlandaises (Gelderland, Overijsel, Flevoland et Noord-Brabant), ainsi que leurs contacts seront abattus sur place et détruits.

Conformément aux décisions communautaires, l’exportation des animaux des espèces sensibles, des semences, des ovules et des embryons de ces espèces ainsi que l’exportation de fumier et d’engrais organique en provenance des Pays-Bas est interdite depuis le 21 mars. Par ailleurs, les équidés en provenance des Pays-Bas ne doivent pas avoir séjourné dans une zone de protection ou de surveillance durant les 15 jours précédant leur expédition.

19 mars 2001 : six exploitations dans 5 départements (Cher, Loire-Atlantique, Mayenne, Rhône et Oise) demeurent sous surveillance (après levée de mesures suite à des résultats d’analyses complémentaires).

13 mars 2001 : les experts vétérinaires de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, ont annoncé de nouvelles décisions suite au premier foyer de fièvre aphteuse détecté en Mayenne :

Les départements de la Mayenne et de l’Orne voient l’interdiction de la sortie des animaux vivants des espèces sensibles (bovins, caprins, ovins, porcins), les viandes, les produits à base de viande et les produits laitiers n’ayant pas subi de traitements de nature à éliminer tout risque de propagation du virus de la fièvre aphteuse (traitement thermique) et élaborés après le 16/02. Concernant le territoire national et continental, l’exportation des animaux des espèces sensibles est interdite. Le CVP avait déjà interdit le 6/03 dans toute l’Union européenne le transport des animaux vivants des espèces sensibles avec une exception pour les transports aux abattoirs ou de "ferme à ferme" soumis à "l’autorisation des autorités compétentes".

13 mars 2001 : premier foyer de fièvre aphteuse détecté en France (Mayenne). Abattage et destruction de 114 bovins.
12 mars 2001 : mise sous surveillance d’une nouvelle exploitation suite à des résultats sérologiques positifs dans le département de la Seine-et-Marne.

9 mars 2001 : l’analyse de la situation épidémiologique associée aux diverses mesures de protection adoptées, confortée par l’évaluation de l’AFSSA, a conduit le ministère à maintenir autour des 18 exploitations (11 départements) un seul périmètre de 3 km (zone de protection).

8 mars 2001 : mise sous surveillance de 8 nouvelles exploitations suite à des résultats sérologiques positifs dans les départements du Pas-de-Calais (4 exploitations), de l’Isère, de Loire-Atlantique, de Seine-Maritime, de l’Aisne.

6 mars 2001 : le Comité vétérinaire permanent réuni à Bruxelles a pris des mesures pour lutter contre l’épidémie de fièvre aphteuse qui sévit au Royaume-Uni :

- interdiction pour deux semaines dans toute l’UE du transport de bétail, sauf pour les transports aux abattoirs ou "de ferme à ferme", soumis à "l’autorisation des autorités compétentes" de chaque Etat membre. Une décision prise pour permettre la poursuite des élevages ;
- interdiction pour deux semaines de tout rassemblement de bétail et de tous les marchés aux bestiaux dans l’UE ;
- prolongation jusqu’au 27 mars de l’embargo sur les animaux d’élevage britanniques et les produits dérivés, dont les produits laitiers. L’embargo avait été mis en place le 21 février et est prolongé pour la seconde fois ;
- désinfection des roues de tous les véhicules en provenance du Royaume-Uni lors de leur entrée dans les autres pays de l’Union.

5 mars 2001 : suite à des résultats positifs (analyse sérologique par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, AFSSA) sur des prélèvements sanguins effectués sur des ovins en provenance du Royaume-Uni et en attendant une confirmation, des mesures préventives ont été prises dans 9 exploitations des départements du Cher, de la Mayenne, de l’Oise, de la Vienne et de la Seine St Denis. A titre de précaution, les mouvements des animaux ont été interdits dans un périmètre de 10 km autour des exploitations concernées. Ces exploitations ont été séquestrées et isolées par des barrières sanitaires appropriées. Par ailleurs, 2 bovins en contact avec des lots d’ovins "positifs" dans le Cher ont été euthanasiés et ont fait l’objet de prélèvements (résultats négatifs). Le troupeau auquel appartenait ces bovins a été détruit.

Le transport et la circulation des animaux sensibles ont été interdits sur le territoire national pendant 15 jours. Le transport et la circulation des chevaux sont autorisés sous certaines conditions (à remplir avec les services vétérinaires concernés).

3 mars 2001 : en raison de fortes suspicions dans une exploitation porcine belge (à 15 kilomètres de la frontière française), interdiction de tous les animaux des espèces sensibles provenant de Belgique ou ayant transité par ce pays jusqu’au 6 mars (date du CVP).

2 mars 2001 : en accord avec les autorités irlandaises, interdiction, par mesure préventive, de l’importation des animaux des espèces sensibles (bovins, ovins, caprins, porcins et autres bi-ongulés) en provenance d’Irlande, ainsi que des semences des ovules et des embryons d’animaux de ces mêmes espèces. Cette décision permet l’application effective de la mesure d’interdiction prise par les autorités irlandaises.

Toujours par mesure préventive, le ministère a également décidé d’interdire sur le territoire national, à compter du 6 mars, le transport des animaux des espèces sensibles vers les centres de rassemblement, les marchés, les foires ou les expositions. Mesures d’interdiction des animaux des espèces sensibles importés d’Irlande.

28 février 2001 : décision, toujours par mesure préventive, de procéder à l’abattage sur place et à la destruction des animaux des espèces sensibles français en contact avec les ovins importés du Royaume-Uni, ce qui représente environ 30 000 ovins supplémentaires.

27 février 2001 : en raison de la multiplication des foyers de fièvre aphteuse au Royaume-Uni et de la présence en France d’ovins originaires d’un de ces foyers, le ministre de l’agriculture et de la pêche a décidé, par mesure préventive, de procéder à l’abattage et à la destruction des 10 000 animaux encore vivants et de détruire les carcasses des animaux déjà abattus. Tous les ovins provenant d’échanges intra-communautaires et dont l’origine ne peut être certifiée seront, par mesure préventive, abattus sur place puis détruits.

Des prélèvements sanguins sont réalisés avant l’abattage sur des échantillons d’animaux de chaque lot pour analyse au laboratoire national de référence de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Des enquêtes épidémiologiques sont également conduites afin d’identifier les exploitations susceptibles d’avoir été en contact avec ces animaux. Ces exploitations resteront sous surveillance par arrêté préfectoral.

21 février 2001 : une note d’information a été envoyée aux services vétérinaires, aux transporteurs, aux douanes et aux professionnels. Les services vétérinaires départementaux ont reçu deux instructions visant, d’une part, à la mise en oeuvre du programme de pré-alerte fièvre aphteuse (réactivation de tous les acteurs dans les départements) et, d’autre part, au recensement et à la mise sous séquestre des animaux des espèces sensibles importés du Royaume-Uni lors des 30 derniers jours.

La fièvre aphteuse est une maladie animale très contagieuse à diffusion rapide qui affecte les ruminants ( bovins , caprins , ovins ) ainsi que les porcs et les sangliers . Elle ne présente pas de danger pour l’homme mais génère des pertes économiques importantes pour les filières animales touchées .

Voir aussi