Les mesures de lutte contre Xylella fastidiosa

En tant qu’organisme de quarantaine, la lutte contre Xylella fastidiosa est obligatoire en Europe. Les dispositions qui s’appliquent sont celles décrites dans la décision d’exécution 2015/789/UE modifiée.

Plan d’action national

En 2017, le plan d’action national relatif à la lutte contre Xylella fastidiosa a été renforcé. Les principaux objectifs de ce plan d’action sont présentés ci-dessous :

  • Axe 1 : protéger le territoire de nouvelles contaminations par la surveillance du territoire et la surveillance aux frontières ;
  • Axe 2 : se préparer à gérer les éventuels nouveaux cas positifs par une bonne communication, la sensibilisation du public, et l'élaboration d'une réglementation adéquate ;
  • Axe 3 : éradiquer les foyers existants par la mise en œuvre du plan national d’intervention sanitaire d'urgence et le contrôle des mouvements des végétaux sensibles à la bactérie;
  • Axe 4 : améliorer les connaissances de la bactérie et de ses vecteurs pour adapter les stratégies de surveillance et de lutte.

Mise en œuvre du plan national d’intervention d’urgence

Dès la découverte des premiers foyers, les Services régionaux de l’alimentation des Directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF/SRAl) des deux régions Corse et PACA ont mis en œuvre un plan d’urgence régional.

Le plan national d’intervention sanitaire d’urgence (PNISU) a été publié le 11 janvier 2017 (DGAl/SDQSPV/2017-39). Ce plan vise à préparer les services de l’État dans la mise en place de mesures de lutte dans le cas d’une suspicion ou d’une confirmation de foyer. Le plan d’urgence national est activé dès qu’un foyer de Xylella fastidiosa est découvert.

Consulter le plan d’urgence.

L’éradication de la bactérie dans les foyers se traduit comme suit :

  • Mise en place d’une zone infectée où l’ensemble des végétaux trouvés contaminés et des végétaux suspects (végétaux présentant des symptômes douteux et végétaux hôtes) est arraché et détruit après un traitement insecticide pour éviter la dispersion des insectes vecteurs ;
  • Conduite d’une surveillance renforcée de la zone infectée, par la réalisation de prélèvements et d’analyses, afin de s’assurer de l’éradication de la bactérie;
  • Conduite d’une surveillance renforcée dans une zone tampon par la réalisation d’inspections et de prélèvements, afin de s’assurer du caractère indemne de la zone ;
  • Conduite d’une enquête épidémiologique visant à identifier l’étendue de la maladie, les facteurs ayant favorisé l’apparition de la maladie et ceux susceptibles de favoriser sa propagation.

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