#EGAlim : le Président de la République compte sur la responsabilité des professionnels
10/10/2018
Gouvernement.fr
Emmanuel Macron a rencontré, ce 9 octobre 2018 à l’Élysée, les représentants des principales filières agricoles.

La réunion intervient une semaine après l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous. Le but de la rencontre ? S’accorder pour faire monter en gamme leurs produits alimentaires et rémunérer plus justement les agriculteurs.

« Nous avons fait une loi forte, mais les acteurs économiques doivent s'en emparer. La balle est dans leur camp », a indiqué l'Élysée.

Une loi pour un meilleur équilibre dans le secteur agricole

La loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine tire son origine des États généraux de l’alimentation, lancés en juillet 2017. Pendant 5 mois, cette grande concertation a permis à toute la filière agro-alimentaire française de réfléchir à son propre avenir.

Le Gouvernement s’est inspiré des conclusions pour élaborer le projet de loi Agriculture et alimentation. « Cette loi permettra d’avoir une alimentation plus sûre, plus saine et plus durable », a réagi Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture et de l'Alimentation au micro d’Europe 1, mardi dernier.

Quatre objectifs sont visés par la loi :

  • d’abord, payer le juste prix aux producteurs pour leur permettre de vivre dignement de leur travail ;
  • ensuite, renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits alimentaires ;
  • troisième but : favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous ;
  • enfin, la loi #EGAlim renforce la législation en termes de bien-être animal.

Améliorer la situation des agriculteurs

Concrètement, la loi Agriculture et alimentation permet aux interprofessions du secteur agricole de mettre en place des indicateurs de coût de production. Ces derniers serviront de base aux négociations commerciales avec l’industrie et la distribution. En tenant compte du revenu agricole des producteurs, ces indicateurs serviront à mieux les rémunérer.

Et si les négociations échouent ? Plutôt que des sanctions, le Président de la République veut parier sur « la responsabilité des acteurs ».  Des propos qui viennent compléter ceux exprimés jeudi 4 octobre dernier par Stéphane Travert. Le ministre avait alors demandé aux distributeurs « de baisser leurs marges de manière à ce que les agriculteurs ne vendent plus à perte leur production » sur LCP-Public Sénat.

15% de bio en 2022

Concernant l’augmentation de la parti du bio dans les productions, les acteurs se montrent plus consensuels. Ainsi, le Gouvernement a fixé comme objectif de passer à 15% des surfaces en bio d’ici la fin du quinquennat, contre 6% actuellement. Parmi elles, la filière bovine veut passer à 30% de viande labellisée, le lait à 6% de production bio ou encore les fruits et légumes à 25% sous signe de qualité.

Dernier objectif : passer à 50% de produits bio ou locaux dans la restauration publique collective.

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