Une surveillance efficace pour prévenir les crises : la création de plateformes
02/03/2018
La convention cadre tripartite Etat - ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation/Anses/INRA - signée le 2 mars 2018, permet d'acter la création de deux plateformes en santé végétale et sécurité de la chaîne alimentaire, et de consolider la plateforme en santé animale déjà existante.

Conformément aux conclusions des Etats généraux de l'alimentation, par cette convention, les trois plateformes sont consolidées et sécurisées dans leur organisation et leurs moyens pour continuer à faire face aux risques sanitaires présents et à venir.

UNE PLATEFORME D’ÉPIDÉMIOSURVEILLANCE, C’EST QUOI ?
Une organisation multi-partenariale  travaillant à :
• l'élaboration de protocoles de surveillance
• la centralisation, la valorisation et le partage des données sanitaires ;
• l’analyse des données sanitaires, leur interprétation et leur diffusion ;
• une veille internationale sur les dangers sanitaires.

L’ÉPIDÉMIOSURVEILLANCE PERMET :
• de déceler l’apparition d’une maladie émergente ou d’un danger sanitaire,
• d’en évaluer l’impact sanitaire et les conséquences économiques,
• de prioriser les différentes actions de lutte ,
• d’apprécier l’efficacité des mesures mises en oeuvre.

La plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (plateforme ESA) a été créée en 2011 ; elle rassemble dans une organisation public-privé l’ensemble des acteurs, Etat, organismes d’appui scientifique, représentants des éleveurs et des professionnels de la santé animale. Compte tenu de sa réussite opérationnelle indéniable, cette organisation novatrice a été reconnue par ordonnance en octobre 2015 et étendue aux domaines de la santé végétale et de la sécurité de la chaîne alimentaire.

Aujourd'hui, le système national d'épidémiosurveillance repose sur les plateformes de surveillance concernant 3 domaines : la sécurité sanitaire des aliments, la santé animale et la santé végétale .

Les plateformes d'épidémiosurveillance mettent en œuvre des actions opérationnelles pour améliorer la robustesse des résultats de surveillance. Le partenariat public/privé doit conduire à optimiser les actions et les coûts de la surveillance, par un partage de ressources, de compétences et d’outils dans un objectif commun de protection de la santé animale, végétale et humaine.

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