Les protéines animales transformées
Ce jeudi, la Commission européenne a annoncé l’autorisation d’utiliser les protéines animales transformées, à compter de juin 2013 : alimentation.gouv.fr revient leurs définitions et enjeux.

Le 18 juillet dernier, le comité permanent de la chaîne alimentaire de la Commission européenne a voté pour la réintroduction des protéines animales transformées (PAT) de non-ruminants dans l’alimentation des animaux d’aquaculture. Ce jeudi (14 février 2013), la Commission européenne a annoncé l’autorisation d’utiliser les PAT, à compter de juin 2013. Pour bien comprendre quel est l’enjeu de ce texte, alimentation.gouv.fr revient en 3 points sur ce que sont réellement les protéines animales transformées.

1. Les protéines animales transformées ne sont pas des farines animales

Les PAT sont des sous-produits issus d’animaux sains, c’est-à-dire des animaux issus de la chaîne alimentaire conventionnelle, abattus à des fins d’alimentation humaine, mais dont certains morceaux ne sont pas consommés pour des raisons commerciales (morceaux non nobles, pieds de porc, aspects visuels, etc.). Alors que les farines animales sont issues de cadavres d’animaux impropres à la consommation alimentaire.

2. L’interdiction de l’emploi des protéines animales transformées dans l’alimentation des ruminants est maintenue

Le principe du non recyclage des protéines au sein de la même espèce, dit principe du « non cannibalisme » est toujours respecté. Pour l’alimentation des ruminants, il est interdit d’utiliser des protéines animales transformées. Les seuls animaux qui pourront être nourris de protéines animales transformées de non ruminants seront des animaux aquatiques (sole, turbot, rouget-barbet, etc.).

3. Des garanties renforcées pour le consommateur

La réglementation et la gestion des sous-produits animaux ont fortement évolué depuis les années 90. Depuis la crise de la vache folle, les pouvoirs publics ont pris une série de mesures pour sécuriser l’alimentation animale afin de garantir au consommateur l’origine et la qualité des produits.
- Le renforcement de la réglementation des sous-produits animaux : méthodes de transformation normalisées, élimination des produits d’équarrissage, mesures de traçabilité.
- La création de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), issue de la fusion AFSSA et AFSSET, qui remet des avis scientifiques sur les risques. Cette expertise indépendante est une garantie pour les pouvoirs publics qui prennent les décisions en fonction de données scientifiques établies. L’AFSSA avait été créée en 1999 suite à la crise ESB.

 


En savoir plus sur la sécurité sanitaire et les contrôles

Par la direction générale de l’alimentation (DGAL) vous pouvez aussi télécharger la plaquette en PDF : Contrôles sanitaires

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