Le Parlement européen vote l'interdiction totale de la pêche électrique
16/01/2018
© Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
Ce vote, salué par la France, a eu lieu le 16 janvier 2018. Une phase de négociation dite « trilogue » entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission, va à présent s’engager pendant plusieurs mois. Lors de cette phase, la France continuera son combat contre cette pratique et pour le maintien de son interdiction en Europe.

La France s’est fortement impliquée, depuis le début, dans le débat légitime sur la pêche électrique et ses impacts sur l’environnement marin. Elle est notamment très préoccupée par les impacts de cette pratique, car la pêche européenne doit rester un modèle de référence en termes de durabilité, en adéquation avec les efforts considérables mis en œuvre par l’ensemble du secteur dans le cadre de la politique commune de la pêche.

Cette technique de pêche est doublement dangereuse. Elle a un impact à la fois sur les écosystèmes marins et sur les stocks de poissons, puisqu'il s’agit d’utiliser des filets qui peuvent endommager les fonds marins avec une décharge électrique. Sans parler de son caractère assez violent pour les espèces.

La technique de pêche au chalut électrique fait l’objet en France d’une très forte opposition dans les milieux économiques, les organisations de la société civile et le monde politique, comme l’atteste la tribune de 249 parlementaires, de tous bords, qui demandent l’interdiction de cette technique de pêche.

Pour rappel, la technique de la pêche électrique consiste à pêcher des organismes aquatiques, le plus souvent des poissons, au moyen d'un courant électrique qui envoie des décharges dans l'eau. Les poissons sont attirés par les filets d'électrodes, paralysés par le champ magnétique, puis remontent à la surface.