Avec Le Carillon, des commerçants engagés dans la solidarité alimentaire et la lutte antigaspi
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© Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr

Depuis janvier 2016, le projet Le Carillon aide les sans-abri en s'appuyant sur un réseau de commerçants prêts à leur rendre des petits services du quotidien : recharger son téléphone, se laver les mains, accéder au wifi, utiliser une trousse de premiers secours, mais aussi lire des journaux, simplement discuter avec le commerçant… ou encore manger un bon plat chaud. Sur les 600 commerçants du réseau national, environ un tiers offrent des services liés à l'alimentation.

Boulangeries, restaurants, petites épiceries – en général déjà très investis dans la vie de quartier – se sont engagés à proposer gratuitement repas, en-cas, pain, boissons chaudes ou invendus alimentaires aux personnes sans domicile qui se présentent. Et bien souvent, ces commerçants n'ont pas que leur générosité en commun : ils sont aussi très sensibles au gaspillage alimentaire.

C'est le cas du restaurant Paris New-York, dans le 11e arrondissement de Paris, dont l'accueil chaleureux et les burgers goûtus ont fait sa réputation… et un lieu apprécié des sans-abri. « Le concept a tout de suite plu à l'équipe », raconte Clara Rimize, co-manager. « On avait déjà ce réflexe-là, de distribuer les burgers invendus aux personnes dans le besoin. » C'est donc tout naturellement que le restaurant a fait partie des premiers « carillonneurs ». En moyenne, il offre une vingtaine de repas par mois, sans compter les boissons chaudes et les invendus.

Même discours quelques rues plus loin, au magasin de producteurs Les Poireaux de Marguerite, qui a pris l'habitude « de mettre de côté tout ce qui va s’abîmer pour en faire profiter celles et ceux qui sont dans des situations difficiles ». Aujourd’hui, membre historique du réseau Le Carillon, l'enseigne offre régulièrement aux sans-abri des produits frais (fruits, légumes, laitages, soupes…). « Nous sommes très proches des producteurs ; et quand on connaît leurs difficultés, on préfère donner que jeter ! », ajoute Anita Wattier, co-responsable du magasin.

Le Carillon, comment ça marche ?

Impossible de manquer les trois cloches bleues collées sur la vitrine des commerçants membres du réseau. Elles indiquent aux personnes sans domicile du quartier qu'elles sont les bienvenues. Juste à côté, de petits stickers précisent la nature des services proposés. Certains sont en libre-service, d'autres sont accessibles en échange de bons. « Ces services permettent d’améliorer la qualité de vie des sans-abri et de réhabiliter leur image auprès des concitoyens », explique Louis-Xavier Leca, fondateur de La Cloche, association à l'initiative du projet. « En fait, il s'agit avant tout de recréer du lien social… et la solidarité est un bon prétexte ! » À ce jour, les « carillonneurs » sont présents dans 14 arrondissements à Paris, mais aussi à Lille, Nantes, Lyon, Marseille et Melun.
 

Le Carillon en chiffres

  • 600 commerçants dont 400 à Paris
  • 16 000 services rendus en 1 an 1/2
  • 150 bénévoles et 200 partenaires

 

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    Au restaurant Paris New-York, dans le 11e arrondissement de Paris. © Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
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    Clara Rimize, co-manager du restaurant Paris New-York. © Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
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    Bon Le Carillon à échanger contre une boisson chaude. © Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
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    Au magasin de producteurs Les Poireaux de Marguerite, dans le 11e arrondissement de Paris. © Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
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    Anita Wattier, co-responsable du magasin de producteurs Les Poireaux de Marguerite. © Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
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    Les petits prix antigaspi du magasin de producteurs Les Poireaux de Marguerite. © Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
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    Julia Dumont, bénévole pour Le Carillon, chargée de sensibilisation dans le 11e arrondissement de Paris. © Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr

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