L'influenza aviaire, en quelques mots
© Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr

L’influenza aviaire est une maladie animale infectieuse, virale, très contagieuse. Elle affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, une maladie pouvant aboutir rapidement à la mort.

À la suite de la découverte de nouveaux cas et foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 en France, depuis le 16 novembre 2016, la France met en place des mesures de biosécurité renforcée pour éviter la propagation de ce nouveau virus dans la faune sauvage et également depuis le 1er décembre 2016 dans les élevages.

L’influenza aviaire fait partie des dangers sanitaires dont la déclaration à l'administration est obligatoire.

Quelles sont les espèces concernées ?

Ce virus est transmissible à toutes les espèces d'oiseaux, domestiques ou sauvages.

Pour l'instant, ce virus a été détecté en Europe, principalement sur la faune sauvage et plus particulièrement sur des oiseaux migrateurs.

Quelles sont ces nouvelles mesures pour les élevages ?

Il s'agit du déploiement de zones de surveillance de 10 km et de protection de 3 km autour de l'exploitation dans lequel un foyer a été identifié, dans lesquelles tout mouvement d'animaux est interdit ainsi que les lâchers de gibiers.

Quelles sont ces nouvelles mesures pour les gibiers à plume et d'appelants ?

Il s'agit de la mise en place d'un zonage qui correspond à des niveaux de risque différent sur la France entière et le renforcement des mesures de biosécurité.

Quels sont les niveaux de risque épizootique qui existent ?

  • négligeable,
  • modéré,
  • élevé.

Quels sont les niveaux de risque arrêtés en France ?

Depuis le 4 mai 2017, la France est passée en risque négligeable vis à vis de l'influenza aviaire.

Le passage en risque négligeable lève les contraintes qui persistaient depuis le passage en risque modéré (en application depuis le 14 avril) dans ou depuis les zones classées à risque particulier (notamment les zones humides avec présence de faune sauvage).

Cette évolution du niveau de risque ne modifie pas les conditions de mise en œuvre des mesures de contrôle de l’influenza aviaire adoptées précédemment vis à vis des élevages de volailles. L’abaissement du niveau de risque vis à vis de l'avifaune sauvage en France ne signifie pas pour autant qu'il faut baisser la vigilance vis-à-vis du risque lié à l’influenza aviaire.

Est-elle transmissible à l'homme ?

Pour cette souche H5N8, aucun cas humain n'a été identifié à ce jour. La consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque.

Existe-t-il un vaccin ?

À ce jour, aucun vaccin n'est autorisé par la Commission européenne.

Comment circule le virus ?

La maladie peut être propagée entre élevages et basses-cours par l'intermédiaire :

  • de contacts entre oiseaux domestiques et sauvages ;
  • des véhicules ;
  • du matériel ;
  • des personnes ;
  • des fientes, du lisier ;
  • des résidus d'élevage.

Quelles sont les mesures à prendre pour les élevages commerciaux ?

Dans les zones à risque élevé, renforcement des mesures de biosécurité avec notamment le confinement des animaux.

Pour en savoir plus : Espace Mesures

Quelles sont les mesures à prendre pour les élevages non commerciaux ?

Dans les zones à risque élevé, renforcement des mesures de biosécurité avec notamment le confinement des animaux.

Pour en savoir plus : Espace Mesures

Quelles sont les mesures à prendre pour les chasseurs et détenteurs de gibier à plume ou d'appelants ?

Dans les zones à risque élevé, sont interdits pour les gibiers à plumes :

  • tout lâcher,
  • tous les départs en provenance de ces zones.

Dans ces zones, le transport des appelants pour la chasse au gibier d'eau est également interdit.

Pour en savoir plus : Espace Mesures

Quels sont les signes cliniques ?

Les formes graves se traduisent par une atteinte importante de l'état général des oiseaux, surtout chez les poules et les dindes. Contrairement aux canards et aux oies qui expriment peu ou pas de symptômes.
Ces symptômes sont : respiratoires, digestifs ou nerveux.

Quelles sont les mesures à prendre dans votre exploitation ou votre basse-cour en cas de suspicion d'un foyer ?

Dans le cas d'une mortalité anormale, conservez les cadavres en les isolant et en les protégeant et contactez au plus vite votre vétérinaire ou la direction départementale en charge de la protection des populations.
Ce qui entraînera :

  • la mise sous surveillance de l'exploitation ou de la basse-cour,
  • la réalisation de prélèvements pour analyse,
  • la réalisation d'une enquête épidémiologique.

Quelles sont les mesures prévues en cas de confirmation d'un foyer dans votre exploitation ou votre basse-cour ?

La Direction départementale en charge de la protection des populations mettra en place :

  • un abattage et destruction sur place de toutes les volailles et des œufs de l'exploitation ou de la basse-cour,
  • un nettoyage et une désinfection de l'exploitation ou de la basse-cour suivis d'un vide sanitaire de 21 jours,
  • des zones de protection (3 km autour des foyers) et de surveillance (10 km autour des foyers).

Quels sont les délais pour lever les zones de protection ?

La zone de protection peut être levée 21 jours après :

  • l’abattage du foyer suivi d’une désinfection préliminaire du site comprenant la décontamination des points d’abreuvement et d’alimentation des parcours,
  • la réalisation de visites vétérinaires de toutes les exploitations de volailles recensées dans la zone qu’elles soient commerciales ou non commerciales.

Quels sont les délais pour lever les zones de surveillance ?

La zone de surveillance peut être levée à partir de 9 jours après :

  • la levée de zone de protection,
  • sous réserve de la réalisation d’un plan de surveillance aléatoire et ciblé dans les exploitations de volailles.

Quelles sont les mesures à prendre lors d'une chasse ?

Dans le cas d'une mortalité anormale d'oiseaux sauvages, contacter votre Fédération départementale des chasseurs ou l'Office nationale de la chasse et de la faune sauvage.

Quelles sont les mesures à prendre dans le cadre des rassemblements d'oiseaux ?

En fonction du niveau de risque vis-à-vis de l'influenza, les rassemblements d'oiseaux peuvent faire également l'objet de restriction.

Voir le bulletin épidémiologique de l'Anses