Le sapin de Noël  : toute une histoire !
18/12/2013
D’une tradition venue de l’Est et du Nord à une production mondiale intensive, où en sommes-nous aujourd’hui avec le sapin de Noël ? À quelques jours des célébrations de fin d’année, focus sur un arbre vedette.

D’une tradition venue de l’Est et du Nord à une production mondiale intensive, où en sommes-nous aujourd’hui avec le sapin de Noël ? À quelques jours des célébrations de fin d’année, focus sur un arbre vedette.

Une tradition aux racines multiples
 

Un Noël sans sapin est-il un vrai Noël ? Non, pour la majorité d’entre nous ! Difficile d’envisager les fêtes de fin d’année sans la présence chaleureuse d’un arbre de Noël plus ou moins décoré, classique en rouge et vert ou en blanc et doré, ou un peu décalé, en bleu électrique ou encore rose fuchsia.

D’où nous vient cette habitude ? Il semble qu’il s’agisse d’une très ancienne tradition païenne, associée au solstice d’hiver du 21 décembre que l’on trouve en Europe du Nord, en Allemagne et en Autriche ou encore chez les Celtes 2000 ans avant notre ère.

 

Arbre de vie, arbre sacré, arbre du renouveau, arbre de l’enfantement chez les Celtes, le sapin tel que l’on le connait aujourd’hui, généralisé dans presque tous les foyers et espaces publics, viendrait au VIIème siècle de la fusion de ces rites païens avec la tradition chrétienne, tout d’abord réticente à son introduction.

Le premier sapin de Noël en tant que tel est mentionné dans les registres municipaux en Alsace en 1521 et c’est à Marie Leckzinska, l’épouse polonaise de Louis XV, que l’on doit son entrée à Versailles en 1738.

Il faudra toutefois attendre les années 20 pour qu’il se généralise dans les foyers, avec son étoile à la cime, symbole de l’étoile de Bethléem guidant les Rois Mages, généralement accrochée par le plus jeune de la maisonnée.

Production et achat : Nordmann en tête !


On estime à 6,3 millions le nombre de sapins de Noël vendus en France, soit 21,6%des foyers. Le Nordmann (celui qui ne sent rien et garde ses aiguilles) est depuis plusieurs années en tête des ventes, (67 %des quantités achetées), talonné par le traditionnel Epicéa (celui qui sent bon et qui perd ses aiguilles : 28%des achats).

En 2012, les foyers français ont, en moyenne, dépensé 25 euros pour cet achat, soit un montant global de dépenses estimé à 160 millions d’euros. En 2012, l’épicéa, moins onéreux, a repris des parts de marchés face au Nordmann. Plus globalement, les sapins naturels, quel que soit leur type, sont en très grande majorité achetés coupés (88,4 %en 2010)

La production française est essentiellement située dans le Morvan, première région productrice avec un million d’arbres sur 1500 hectares, ce qui représente le quart de la production française, mais aussi en Bretagne et en région Rhône Alpes.
Le reste doit être importé : beaucoup d’arbres proviennent de Belgique (60% ) et du Danemark (25% ) mais aussi de Chine, où la province du Zhejiang est spécialisée dans cette production.
Il faut entre 5 à 10 ans, selon la taille désirée, pour obtenir un sapin de Noël, et cette production est considérée comme une activité agricole.

Acheter un sapin naturel, c’est mieux
La majorité des arbres vendus sont des sapins naturels (5 millions), les modèles en plastique, verts ou autres, floqués ou non, sont estimés à 1 million.
Et c’est tant mieux, car il est préférable d’acheter un arbre véritable, pour de nombreuses raisons environnementales, contrairement à l’idée reçue selon laquelle pour être écologiste, il faudrait préférer l’arbre artificiel au naturel.
Bien entendu, on ne sacrifie pas nos forêts pour décorer nos intérieurs, mais il s’agit de plantations dédiées à cette activité.

Le sapin naturel a des effets positifs sur l’environnement :

  • Il produit de l’oxygène à partir de CO2 (dioxyde de carbone) :
    Il permet donc de réduire le dioxyde de carbone, qui augmente l’effet de serre néfaste à notre planète, en servant de filtre. Les jeunes sapins, comme tous les jeunes arbres, demandent plus de CO2 car leur croissance est plus importante ; ces jeunes arbres participent donc davantage au travail de filtrage de l’atmosphère.
  • Il améliore la stabilité du sol :
    Le système racinaire stabilise le sol et permet de réduire les risques d’inondation dûs à l’érosion par les vents ou les eaux. La perméabilité des plantations d’arbres de Noël réduit le ruissellement lors des pluies estivales.
  • Il sert d’habitat aux animaux sauvages :
    Les plantations de résineux attirent une grande variété d’animaux tels que les passereaux ou encore les mésanges, ainsi que des rongeurs et de petits gibiers comme la perdrix.
  • Il est intégralement biodégradable :
    Après les fêtes, votre sapin pourra être transformé en copeaux ou composté. Il se décompose de lui-même et retourne à son élément nutritif dans le sol : l’humus. Adressez-vous à votre commune pour savoir comment vous en débarrasser en tant que “déchet vert”.
  • Il concourt au développement économique :
    Il participe ainsi à l’emploi et au développement local. Les producteurs français de sapins font des efforts pour permettre à leurs clients de trouver à moindre coût des produits de qualité.
  • Le sapin artificiel a des effets néfastes sur l’environnement :
    Ces sapins sont réalisés en plastique, lui-même fait de pétrole, matière première non renouvelable et polluante, à la fabrication comme à la destruction.
    Son processus de production est coûteux en énergie et en plastique émetteur de gaz à effet de serre. Il faut des années pour amortir un sapin en plastique sur le plan de l’environnement par rapport à un sapin naturel.
    Même si le sapin en plastique peut être réutilisé plusieurs années (en moyenne, il est changé tous les 3 ans en France), il est loin d’être l’idéal pour notre planète.

Source : Étude FranceAgriMer :
Le sapin de Noel - décembre 2013

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