Prospective des métiers, qualifications et emplois auxquels l'enseignement agricole prépare

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Face à l’évolution rapide de l’agriculture et de ses métiers, la DGER a lancé une réflexion prospective, à l'échéance 2030, sur les qualifications et les emplois auxquels l'enseignement agricole prépare.

L’exercice était centré sur les formations allant du CAP au BTS, limité aux diplômes de niveau 3.

Un groupe de travail d’une vingtaine de personnes, animé par le Centre d’études et de prospective (CEP) et auquel participait un membre du CGAAER, s'est réuni à douze reprises.

Dans une première partie, le document prospectif présente l’enseignement agricole et les grandes évolutions de l’emploi dans quatre secteurs d’activité : production agricole, environnement, alimentation, social. Cette approche sectorielle est croisée avec une approche en termes de compétences prenant en compte savoir-faire généraux et qualifications transversales.

En outre, les enseignements tirés de l’exercice « Métiers 2022 » (conduit par la DARES et France Stratégie) replacent les secteurs concernés dans le panorama général de l’emploi.

Dans une deuxième partie, selon la méthode des scénarios, 23 méta-variables sont identifiées pour comprendre l'avenir des qualifications-métiers-emplois. Chacune de ces 23 variables fait l’objet d’hypothèses contrastées d’évolution à 2030. Ces hypothèses sont combinées en micro-scénarios pour imaginer l’impact de l’évolution de ces variables sur six grands domaines : société, politique, économie, organisation et conditions de travail, agriculture, enseignement agricole).

Au final, l'exercice de prospective a retenu quatre scénarios d’évolution de l’emploi, constitués par l'agrégation de six micro-scénarios (un par domaine) :

  1. métropolisations et société duale,
  2. économie verte et territoires,
  3. le moins cher par choix ou par force,
  4. la nature anthropisée et imitée.

Deux d’entre eux (2 et 4) sont plus optimistes en termes d’emploi, d’avenir des zones rurales et de développement de l’enseignement agricole. Le groupe de travail considère que les deux autres (1 et 3) ne sont pas souhaitables.