Environnement : sobriété énergétique et efficacité énergétique des entreprises et des exploitations agricoles
©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr
La maîtrise des impacts environnementaux par les entreprises alimentaires, qu’elles interviennent au niveau la production, transformation, distribution ou commercialisation, constitue l’un des éléments de leur compétitivité et de leur durabilité.

Entreprises de la filière alimentaire

En particulier, l’augmentation des prix des ressources énergétiques notamment fossiles pèse lourdement sur la filière. S’ajoute également le besoin de faire face et d’anticiper les effets du changement climatique. Ainsi, réduire la consommation d’énergie, assurer une meilleure performance énergétique des systèmes de production et contribuer plus fortement à la production d’énergie renouvelable sont autant de défis que doivent relever les maillons de la filière alimentaire.

Guide "Agir pour la performance énergétique des entreprises"

La filière alimentaire regroupe des entreprises de taille et de secteurs très diversifiés. Il est donc impossible de tenir un discours unique autour de l’enjeu de la maîtrise de l’énergie, tant les situations, et donc les leviers d’action, sont différents. Les acteurs de la filière alimentaire, malgré leur diversité, partagent néanmoins un certain nombre de problématiques liées à la nature des produits fabriqués. ainsi, la saisonnalité des activités et les exigences en matière de sécurité sanitaire des aliments induisent un certain nombre de contraintes qui s’appliquent à l’ensemble de la filière et qui sont des paramètres déterminants quand il s’agit d’agir sur la maîtrise de l’énergie.

Ce guide sectoriel a pour objectif d’aider les acteurs de la filière alimentaire dans la mise en œuvre d’une démarche de maîtrise de l’énergie adaptée à leur organisation.

Exploitations agricoles

L’amélioration de la performance énergétique des exploitations agricoles (réduction de la consommation d’énergie directe et indirecte, production d’énergie renouvelable) permet au secteur agricole de contribuer à l’atténuation du changement climatique tout en améliorant ses performances économiques.
Le poids de l’énergie est croissant dans les charges des exploitations agricoles. Les prix des énergies sont volatils et haussiers à terme. Les charges liées au poste énergie directe sont en moyenne de 8.800€, toutes exploitations confondues (données RICA 2010). Cette valeur atteint 14.000€ pour les exploitations à dominante porc et volaille, et 27.000 € pour les exploitations maraîchères. Ces valeurs doublent si on prend également en compte la consommation d’énergie indirecte, employée pour la fabrication des intrants (fertilisants de synthèse et aliments pour le bétail)

Le plan performance énergétique 2009-2013 des exploitations agricoles

Réduire la facture énergétique des exploitations agricoles, développer les modes de production plus sobres en énergie, atténuer les émissions de gaz à effet de serre sont les enjeux poursuivis par le plan de performance énergétique

  • Plaquette "plan performance énergétique" (février 2013) :

    Le plan de performance énergétique 2009-2013 des exploitations agricoles

    22/02/2013
    L’énergie constitue un enjeu économique et environnemental majeur pour notre agriculture. Le plan de performance énergétique du Ministère en charge de l’agriculture, animé enconcertation avec la profession agricole, a pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique globale des exploitations et d’accompagner la production d’énergie renouvelable.

    Afin de permettre aux exploitants de réduire leurs charges liées au poste énergie, et ainsi d’accroître la compétitivité des exploitations, le plan de performance énergétique (PPE) des exploitations agricoles 2009-2013 a été lancé en février 2009.
    Ce plan traduit également la volonté du gouvernement d’accompagner le nécessaire changement du modèle énergétique en agriculture et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il constitue une traduction concrète de l’objectif du Grenelle de l’environnement visant à « accroître la maîtrise énergétique des exploitations afin d’atteindre un taux de 30 %d’exploitations agricoles à faible dépendance énergétique d’ici 2013 » (Loi Grenelle 1, article 31).

Ce plan pluriannuel, doit ainsi répondre à un double enjeu, environnemental et économique. Il a vocation :
- à améliorer l’évaluation de la consommation d’énergie du secteur agricole,
- à diffuser massivement le diagnostic énergie-gaz à effet de serre des exploitations et susciter des plans d’action
- à améliorer l’efficacité énergétique au niveau de la production agricole et de l’agroéquipement,
- à développer, sur les exploitations, la production d’énergies renouvelables notamment à partir de la biomasse

Le plan de performance comporte 47 actions organisées en 8 axes d’intervention :
Axe 1 : améliorer l’évaluation de la consommation d’énergie ;
Axe 2 : diffuser massivement les diagnostics énergie adaptés à l’agriculture ;
Axe 3 : améliorer l’efficacité énergétique au niveau de l’agroéquipement ;
Axe 4 : améliorer l’efficacité énergétique au niveau de la production agricole ;
Axe 5 : promouvoir les énergies renouvelables ;
Axe 6 : prendre en compte les spécificités des DOM ;
Axe 7 : promouvoir la recherche et l’innovation ;
Axe 8 : organiser le suivi national du plan et sa déclinaison territoriale, et communiquer sur l’amélioration de la performance énergétique.

Le PPE est financé par un fonds unique. Il s’inscrit dans le cadre du second pilier de la PAC via le programme de développement rural hexagonal (PDRH). Ce fonds est multi-financeurs : ministère en charge de l’agriculture, Union européenne (FEADER), collectivités locales et autres financeurs comme l’ADEME.
Ces financements permettent notamment d’accompagner les diagnostics énergie-gaz à effet de serre des exploitations agricoles, de soutenir les projets et équipements de maîtrise de la consommation d’énergie sur les exploitations et de production d’énergies renouvelables.

Dossier et communiqués de presse :

Plus d’informations sur le plan de performance énergétique