28 février 2017 Info +

Une stratégie de la Bioéconomie annoncée en Conseil des ministres par Stéphane Le Foll

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©wikipedia.org

La bioéconomie recouvre les activités de production et de transformation des ressources biologiques, renouvelables et recyclables, pour la production durable de biens et services. Alternative à l’économie fossile, elle fournit des services climatiques et environnementaux, et produit de la valeur dans nos territoires.

En France, si les secteurs de l'agroalimentaire et de la forêt-bois ont une assise de 1,9 millions d’emplois, les nouvelles filières de la bioéconomie ont créé 100 000 emplois directs en 20 ans dans les secteurs de la chimie du végétal, bioplastiques et composites, des biocarburants et biocombustibles, des biodéchets et sous-produits.

Leader en Europe avec 14 milliards d’euros de chiffre d'affaires pour ces nouveaux débouchés, la France dispose déjà de filières structurées et d’importantes ressources agricoles, forestières et maritimes. Sans contrarier le potentiel alimentaire, la combinaison des usages renforce la compétitivité. Les parts de marché des nouvelles bio-filières, 5 % à 6 % aujourd'hui, pourraient doubler en 2030 et quadrupler en 2050 (CGAAER 2016 « Les emplois de la bioéconomie »)...

Avec l’objectif de placer cette économie de la photosynthèse au cœur de notre économie, Stéphane Le Foll a annoncé en Conseil des ministres le 18 janvier dernier une stratégie bioéconomie au niveau gouvernemental. Cette stratégie est fondamentale pour garantir une cohérence à l’ensemble des démarches engagées (L’action publique est déjà mobilisée dans cette voie avec la loi d’Avenir pour l’Agriculture et la Forêt et la loi Transition Energétique et Croissance Verte) et éviter que celles-ci n’entrent en concurrence en créant des conflits d’usage de la biomasse.

Un comité stratégique réunissant pouvoirs publics, secteurs professionnels concernés et société civile mettra en œuvre un plan d’actions, fruit d’une année de travaux entre les acteurs publics et privés concernés. Ce plan suivra deux priorités : la mobilisation accrue et durable de la biomasse, et l’optimisation de son utilisation pour répondre aux besoins alimentaires et non alimentaires.

La création du comité stratégique est imminente alors que la révision de la stratégie européenne de la bioéconomie doit intervenir dès 2017.


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