La clémentine de Corse
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr
La clémentine de Corse débarque sur les étals dès la mi-novembre. D’où vient-elle ? Comment la reconnait-on ? Comment la déguste-t-on ? Toutes les réponses pour en profiter au maximum.

Une peau très fine, une couleur bien orangée, une ou deux feuilles vertes, zéro pépin, un goût acidulé … Telles sont les caractéristiques de la clémentine de Corse, des atouts qui la démarquent des autres clémentines venant des régions méditerranéennes.

Aujourd’hui la clémentine Corse est l’unique clémentine française. On la reconnaît grâce à son label de qualité Indication géographique protégée (IGP) obtenu en 2007, qui garantit le respect d’une charte de qualité très stricte. Si la culture du clémentinier joue aujourd’hui un rôle dans l’économie insulaire, elle ne date que du début du XXe siècle.

La clémentine résulte d’une hybridation entre la mandarine et l’orange douce, plus précisément d’une graine de mandarinier dont les fleurs ont été pollinisées par un oranger. Les premiers clémentiniers ont été plantés en Corse en 1925 par Don Philippe Semidei à Figaretto, sur la plaine Est de l’île. À la différence des autres clémentines, celle de Corse ne subit aucun traitement après avoir été cueillie à la main, et à maturité : ses feuilles vertes accrochées au pédoncule sont preuve de sa fraîcheur. Et ne vous y trompez pas, si sa peau orangée est tâchée de vert, cela n’indique en rien qu’elle n’est pas mûre, au contraire.

Pour la choisir …

Sa bonne odeur ne peut être qu’un bon indice. Sa peau doit être lisse et sans éraflure, sa tige bien verte, signe de fraîcheur. Veillez à la consommer rapidement, en la conservant à température ambiante – elle risque de perdre son parfum au fond du frigo (tout comme les oranges et autres agrumes).