DGAL : le rapport d'activité 2017
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr

La Direction générale de l’alimentation (DGAL) veille à la sécurité et à la qualité des aliments à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, ainsi qu’à la santé et à la protection des animaux et des végétaux, en coordination avec les services de l’État en régions et départements et avec les différents acteurs concernés : professionnels du monde agricole, associations, consommateurs…

Elle élabore le dispositif juridique correspondant à ses missions et en contrôle l’application avec l’appui des services déconcentrés. Aux niveaux européen et international, elle assure la promotion des modèles alimentaire, sanitaire et phytosanitaire français.

Chiffres, faits marquants, la DGAL en bref, consultez ci-dessous l’ensemble des éléments du rapport d’activité 2017 de la Direction générale de l’alimentation.

Les faits marquants 2017

L’année 2017 a été marquée par de nouveaux projets ambitieux, au premier rang desquels figure l’organisation au second semestre des États généraux de l’alimentation (EGA), engagement pris par le Président de la République dès sa campagne électorale. Le programme «Action  publique 2022» constitue également un projet clé en ce qu’il concerne directement l’organisation des services de l’Etat. Au cours de l’année écoulée, Il aura fallu une fois encore poursuivre notre politique de gestion des crises en santé animale (influenza aviaire, fièvre  catarrhale ovine) mais également réfléchir à un plan d’action permettant d’anticiper davantage et de mieux s’organiser face à ces évènements récurrents. Deux crises sanitaires concernant les denrées, celle de la fraude au fipronil dans les élevages de volailles et l’affaire des laits infantilescontaminés par des salmonelles  dans une entreprise d’envergure internationale ont également marqué l’année et se sont « invitées » dans la réflexion collective des EGA pour tirer des enseignements pour l’avenir.

Les États généraux de l’alimentation ont très largement mobilisé les services de la DGAL qui ont participé activement aux groupes de travail sur des thèmes chers au ministère. Nous allons désormais nous attacher à décliner le plan d’action des EGA. La première étape sera de contribuer à la rédaction des textes pour le projet de loi issu de ces travaux, texte qui concerne l’équilibre des relations commerciales et une alimentation saine et durable (gaspillage alimentaire, restauration collective, pouvoir de police des agents,…). La DGAL contribuera bien entendu à la feuille de route post-EGA du ministère en adaptant le Plan stratégique 2017-2019 de la Direction, et au plan d’action pour une agriculture moins dépendante des pesticides.

Autre dossier structurant, «Action publique 2022», lancé par le Premier ministre en octobre 2017 avec plusieurs chantiers à l’ordre du jour : l’amélioration de la qualité du service, la modernisation de l’environnement de travail et la maîtrise de la dépense publique. Parmi les points de vigilance, la sécurisation du contrôle sanitaire est une priorité réaffirmée à plusieurs occasions par le ministre Stéphane Travert ; elle implique un maintien des emplois à court terme et une hausse à moyen et long termes, ainsi qu’une augmentation du budget. Les différentes crises récentes confortent cette nécessité.

Parmi les enjeux prioritaires en 2018, citons le renforcement de la surveillance, de l’expertise et de la gestion des risques (maladies ou dangers sanitaires). Cela passera notamment par la création de plateformes d’épidémiosurveillance en santé végétale et de la chaîne alimentaire. Celle en santé animale, déjà existante, sera consolidée.

D’autres chantiers d’importance sont également à l’agenda 2018 : conforter l’action des services sur le terrain avec des agents mieux formés et un maillage territorial adéquat, moderniser encore davantage l’action de la DGAL, améliorer le pilotage des politiques incitatives,  renforcer notre influence à l’international…

Gardons enfin à l’esprit que février 2017 marquait les 30 ans de la création de la DGAL au sein du ministère en charge de l’agriculture. Cette nouvelle organisation témoignait déjà de la spécificité et de l’importance des problématiques sanitaires au sein des dossiers agricoles et alimentaires. En 30 ans, la DGAL a su se moderniser et s’adapter pour conforter son positionnement sur les sujets de sécurité sanitaire et ainsi mieux répondre aux attentes de la société et des consommateurs. Ces 30 ans d’amélioration continue, c’est en 2018 que nous aurons l’occasion de les célébrer collectivement.

Rapport d'activité DGAL 2017 - Les faits marquants (PDF, 1.55 Mo)

La DGAL 2017 en bref

La DGAL, ce sont près de 4 800 agents en administration centrale et services déconcentrés auxquels s'ajoutent 14 000 vétérinaires sanitaires habilités par l'État, 30 laboratoires nationaux de référence et environ 150 laboratoires d'analyses sépcialisés, en majorité départementaux.

Chaque année : plus de 30 000 contrôles en élevage, près de 55 000 inspections d'établissements de la chaîne alimentaire, plus de 90 000 lots inspectés à l'importation.

Rapport d'activité DGAL 2017 en bref (PDF, 869.71 Ko)

Et aussi

Voir aussi