Vidéo - Agroéquipement : investir dans un robot désherbeur

Depuis sa création en 1970, la ferme de Lanès, dans les Landes, s'est développée au fil des générations et des évolutions de la société. Arrivé sur l'exploitation familiale en 2004, Marc Larrieu a mis en place la vente à la ferme, puis créé une activité de maraîchage en agriculture biologique. Avril 2020 a marqué une nouvelle étape dans l'histoire de la ferme : l'arrivée d'un robot désherbeur pour la saison de maraîchage.

Pourquoi investir dans un robot désherbeur ?

Le désherbage est une tâche essentielle, récurrente, mais physiquement très pénible. La terre est basse ! Autant confier ce type de travaux à un robot. On a ainsi pu diminuer de 40 % le désherbage manuel. Ce robot est en guidage RTK avec une précision de 2 à 3 cm. Pour moi, le retour d'expérience est très bon.

En quoi le robot modifie l'activité de votre exploitation ?

La robotisation permet de ventiler différemment la main d'oeuvre sur l'exploitation. Les personnes peuvent se consacrer à d'autres tâches, comme la récolte. Nous sommes trois à travailler sur 4 hectares de maraîchage. Sans le robot, il faudrait une à deux personnes de plus selon les activités.

Et dans le travail de maraîchage ?

Notre système de maraîchage a complètement changé. On s’adapte au robot et pas l’inverse. Par exemple, on est passé sur des inter-rangs plus larges, 90 centimètres au lieu de 60, afin de permettre au robot de passer facilement entre les rangs sans abîmer certaines cultures, comme les choux qui ont de grandes feuilles. Pour garder les mêmes rendements, on a augmenté notre surface cultivée.

Recommanderiez-vous à des maraîchers d'utiliser un robot désherbeur ?

Le choix est toujours difficile, c'est un investissement, et la première année est compliquée. Il faut s’adapter, c’est toute une pratique qui change ; mais aujourd’hui, je ne reviendrai pas en arrière. Nous sommes dans une dynamique d’augmentation de surfaces, on fera certainement l’acquisition d’un nouveau robot, peut-être d'une nouvelle génération plus performante.

Comment envisagez-vous l'avenir de la robotique agricole ?

Naïo est une société jeune et dynamique qui veut faire évoluer les choses. On échange régulièrement, on donne notre retour de terrain pour faire évoluer le robot, et plus largement notre travail. Des tests sont faits avec des semoirs, des planteuses. Des outils vont arriver pour faciliter encore plus le travail du maraîcher.
 

Le robot désherbeur Oz, conçu par l'entreprise Naïo, reproduit le binage, c'est-à-dire le désherbage mécanique, qui évite d'utiliser un désherbant chimique. De plus, sa légèreté permet un travail du sol en douceur, pour une terre aérée et moins compacte.

 

 

  • Au départ, on reste dans le champ avec notre télécommande, à surveiller le robot. L'utilisation est très facile, c'est juste de la programmation. Ce robot peut travailler 8h en autonomie complète, c’est très pratique ! Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr
  • Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr