Thomas Hubert/agriculture.gouv.fr

02 octobre 2026 Info +

Souveraineté alimentaire, une définition

Cette notion n’est pas nouvelle. Utilisée depuis plusieurs décennies, elle recouvre des réalités multiples et a évolué au fil des transformations de l’agriculture et de la mondialisation. Alors, que signifie aujourd’hui être souverain sur le plan alimentaire en France ?

La souveraineté alimentaire a été évoquée pour la première fois en 1996 lors du Sommet mondial de l’alimentation à Rome par le mouvement paysan Via Campesina. En France, elle est désormais définie par la loi sur la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture de 2025 :

« La souveraineté alimentaire s’entend comme le maintien et le développement des capacités de la Nation à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation saine, et le soutien des capacités exportatrices contribuant à la sécurité alimentaire mondiale. »

La souveraineté n’est pas l’autarcie : elle est compatible avec l’ouverture commerciale. Être souverain, c’est maîtriser ses dépendances quand on ne produit pas certaines denrées que l’on consomme. Mais toutes les dépendances ne se valent pas : celles qui nous lient à nos voisins européens s'inscrivent dans un marché commun, des règles partagées et une solidarité de longue date. Dépendre d'un partenaire européen n'expose donc pas aux mêmes risques que de dépendre d'un pays tiers.

Deux indicateurs pour la mesurer

  • Le taux d’autoapprovisionnement (TAA)

Il s’agit du ratio entre la production nationale d’un produit rapportée à sa consommation intérieure. On dit qu’il y a autosuffisance quand ce taux dépasse 100 %.

  • Le taux de dépendance aux importations (TDI)

Plus ce taux est élevé, plus un pays dépend des autres pays pour assurer ses besoins alimentaires.

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