Rencontre annuelle des délégations agricoles de la France et de la Corée du Sud
Le troisième groupe de travail entre les ministères de l'Agriculture français et sud-coréen s’est tenu les 6 et 7 juin 2019 à Paris. Rétrospective sur le programme de ces deux journées d’échanges et de visites.

Dans le cadre de la coopération entre la France et la Corée du sud , une délégation de cinq officiels du ministère coréen chargé de l’agriculture (MAFRA), présidée par le chef du service de la coopération internationale, a été accueillie à Paris par les services du ministère français chargé de l’agriculture et de l’alimentation.

Cette année, l’accent a été mis sur la lutte contre les maladies transfrontières, matérialisée par le dispositif français mis en place en matière de lutte contre la peste porcine africaine, ainsi que la création et la répartition de la valeur en agriculture (via les indications géographiques et la loi EGalim).

Le programme de visite en région Grand-Est a permis d'illustrer les politiques publiques du ministère ainsi que les dossiers d'accès au marché en cours de négociation.

L’après-midi du 6 juin a été organisé par le Comité interprofessionnel du vin de Champagne, qui a présenté la structuration de la filière et les missions de l’interprofession, son rôle dans la défense de l’appellation Champagne à l’international notamment. C’est dans ce cadre que la délégation a été accueillie dans les locaux d’une coopérative champenoise de la montagne de Reims afin que lui soit présenté in situ ce qui fonde le caractère unique d'une indication géographique via l'exemple de l'appellation Champagne. Si l'accord de libre-échange Union européenne-Corée de 2011 a permis de protéger certaines indications géographiques (IG) européennes en Corée (dont le Champagne), conformément à ce qui y est prévu, il convient que de nouvelles IG soient ajoutées à la liste de celles déjà protégées.

La journée du 7 juin, dans les Ardennes, a été dédiée aux mesures de gestion préventive et de biosécurité mises en place depuis l’annonce du premier sanglier contaminé par la peste porcine africaine en Belgique en septembre 2018. Ces mesures de gestion et de biosécurité ont été expliquées par l’ensemble des acteurs mobilisés depuis, dont les acteurs de la filière porcine. Les officiels du ministère de l'Agriculture sud-coréen, qui ont également pu observer le dispositif physique mis en place (clôtures, portails renforcés et passages canadiens, pièges à sangliers et bacs d’équarrissage), se sont montrés très intéressés par l'expérience française. La Corée du Sud est en effet particulièrement inquiète de l'extension rapide de la peste porcine africaine sur le continent asiatique, tout particulièrement depuis la notification par la Corée du Nord du premier cas sur son territoire fin mai dernier. De nombreux produits à base de viande porcine contaminés par le virus sont également régulièrement retrouvés dans les bagages des touristes et travailleurs asiatiques par les douanes dans les aéroports coréens.

Ces deux journées d’échanges permettront aux deux pays de faire progresser tout à la fois la compréhension mutuelle sur leurs politiques agricoles respectives, mais également leurs échanges agricoles.