Peste porcine africaine : le détail des mesures de prévention

Les nouvelles mesures de prévention de la PPA, annoncées le 14 janvier dernier par le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, ont été précisées par Loïc Evain, directeur général adjoint de l’alimentation et Chef des vétérinaires officiels français, et Loïc Gouëllo, nommé directeur de crise. Ces mesures ont pour objectif prioritaire de préserver notre territoire indemne de la peste porcine africaine, dont l’introduction aurait des conséquences dramatiques pour la filière.

Un dispositif de crise a été activé tant au niveau national que local dans la Région Grand-Est. Il associe les représentants des professionnels de l’élevage porcin, des chasseurs et des services forestiers, les experts scientifiques et les représentants de l’État. Loic Gouello a réuni ce 17 janvier la cellule de crise nationale.

La « task force » franco-belge s’est réunie le 16 janvier afin de partager les résultats de surveillance et d'échanger sur les mesures techniques en place de part et d’autre de la frontière.

Une « zone blanche de dépeuplement » de 141 km²

Le périmètre de la « zone blanche de dépeuplement » a été précisé suite à l'avis des experts scientifiques de l’Anses. Cette zone se situe près des zones où ont été trouvées les derniers cas de PPA en Belgique. Elle longe les départements de la Meuse et des Ardennes et couvre une superficie de 141 km².
La clôture s'étendra sur 43,3 km. La pose de la clôture, fixe et enfouie dans le sol, débutera dès le début de la semaine du 21 janvier par le tronçon central le plus à risque (départements de la Meuse et des Ardennes).

Réduire les risques de propagation

Dans cette zone, toute activité forestière - économique et de loisir - est interdite dès le week-end du 19 janvier. Dans l'objectif de réduire le risque de propagation de la maladie, le dépeuplement des sangliers sera conduit par des actions de chasse intensive. Ces actions mobiliseront les chasseurs, l’ONCFS et l’ONF. L’État subventionnera les chasseurs à hauteur de 100 euros par animal abattu. Les sangliers abattus seront géolocalisés et transportés en respectant les règles de biosécurité jusqu'au point de collecte de l’équarrisseur.

L’activité des patrouilles de surveillance de l’ONCFS sera renforcée pour accroître la surveillance des sangliers morts et apporter des garanties maximales sur le maintien du statut indemne de la France.

La zone blanche fixée par l'arrêté interministériel du 18 janvier (à télécharger ci-dessous) sera prioritairement clôturée et dépeuplée au niveau de la Meuse, puis au niveau des Ardennes. En complément, une clôture sera érigée en Meurthe-et-Moselle à l'intérieur de laquelle une chasse intensive des sangliers sera également pratiquée.

Loïc Evain a rappelé la détermination des services de l’État, au plus haut niveau, à tout mettre en œuvre pour préserver le statut indemne de la France.

À télécharger

Arrêté du 18 janvier 2019 modifiant l’arrêté du 19 octobre 2018 relatif aux mesures de prévention et de surveillance à mettre en place en matière de chasse et d’activité forestière [...] (PDF, 163.85 Ko)

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