Peste porcine africaine : la mobilisation de l'ensemble des acteurs se poursuit tout le long de la frontière belge

Depuis le mois de janvier, le plan d’actions du ministre Didier Guillaume est engagé. À ce jour, aucun cas de peste porcine africaine n'a été détecté en France. La situation reste évolutive en Belgique avec des cas déclarés le long de la frontière au regard des départements 08, 54 et 55, ainsi qu’au Nord de leur zone infectée.

  • le ministre Didier Guillaume rappelle que la France est indemne de peste porcine africaine ;
  • les actions préventives décidées le 14 janvier 2019 ont été mises en œuvre rapidement et permettent de protéger le territoire français ;
  • tous les moyens sont mobilisés pour empêcher toute introduction sur notre territoire ;
  • la surveillance se poursuit de manière active en parfaite coordination transfrontalière avec les autorités belges ;
  • la vigilance doit être maintenue au regard de l'évolution de la situation belge ;
  • les négociations se poursuivent avec les principaux pays-tiers clients de la France, sur le zonage de la PPA, pour aboutir le plus rapidement possible.

Les principales avancées de la mise en œuvre de ce plan d’action au cours du dernier mois sont les suivantes :

Poursuite de la pose des clôtures dans les départements Ardennes, Meuse et Meurthe et Moselle

Les travaux de pose des clôtures engagés depuis le 18 janvier devraient être achevés pour le début du mois d'avril ; 99 km ont déjà été réalisés sur les 112 km au total. Le coût entièrement pris en charge par le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation s'élève à 5,3 millions d'euros.

Dans les Ardennes, la clôture est achevée depuis le 26 février et depuis le 27 mars dans la Meuse. Enfin, dans la Meurthe et Moselle, les travaux sont engagés depuis le 11 mars et devraient s’achever au début du mois d'avril.

Dans les zones déjà délimitées par les clôtures et la frontière avec la Belgique, pour les départements des Ardennes et de la Meuse, des zones blanches ont été instaurées par arrêté ministériel. Les principales mesures conduites dans ces zones portent sur le dépeuplement des populations de sangliers, la limitation des activités forestières professionnelles et de loisir et l’interdiction de la venaison.

La chasse est fermée depuis le 28 février mais les arrêtés préfectoraux permettent de prolonger les opérations de destruction dans les 3 départements, le sanglier ayant été déclaré animal nuisible.

La carte de l'état d'avancement des clôtures françaises :

Poursuite des actions de dépeuplement et de surveillance

Dans les zones blanches, les opérations de dépeuplement des sangliers ont été poursuivies sous la coordination de la DRAAF Grand-Est avec les acteurs locaux : l'ONCFS, Les louvetiers, l'ONF, et les Fédérations de chasseurs.

Depuis le 21 janvier, 234 sangliers ont été abattus dont 21 tirs de nuit.

  • dans les zones réglementées, les patrouilles de surveillance des animaux morts ont été intensifiées avec les acteurs locaux. Elles ont pu bénéficier du renfort de 40 militaires qui ont été mobilisés du 31 janvier au 11 mars ;
  • dans les zones blanches, tous les sangliers trouvés morts et 20% des sangliers tirés sont analysés (4 sangliers trouvés morts depuis le 18 janvier sont négatifs et depuis le 18 février, 7 sangliers tirés sont négatifs) ;
  • dans les zones d’observation (autour des zones blanches), tous les sangliers trouvés morts sont analysés (49 sangliers trouvés morts sont négatifs depuis le 16 septembre 2018).

Dans le cadre de ces opérations de lutte, il faut également souligner la parfaite coordination des autorités françaises avec les autorités belges grâce à la mise en place d’une task-force qui se réunit chaque semaine. 

Renforcement des mesures de biosécurité dans les élevages porcins et formation de 346 formateurs biosécurité

Les mesures réglementaires relatives à la biosécurité ont été renforcées par arrêtés ministériels :

  • dans les élevages porcins, par la mise en place immédiate des mesures de biosécurité dans les zones à risque. Les élevages non conformes sont entièrement dépeuplés. Les DD(CS)PP contrôlent régulièrement les élevages ;
  • pour le transport des suidés, par des mesures relatives au nettoyage et à la désinfection des véhicules de transport.

Par ailleurs, depuis novembre 2018, 346 formateurs biosécurité ont été formés par l'IFIP et la SNGTV. Il s’agit de vétérinaires, de techniciens de groupements et de conseillers techniques en filière porcs, habilités à former les éleveurs sur tout le territoire national à la mise en œuvre des mesures de biosécurité.

Négociations internationales
Elles se poursuivent activement, en relation avec la Commission européenne, pour obtenir la reconnaissance par les pays-tiers importateurs de viande porcine, du zonage de la PPA conformément aux normes approuvées par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Il s'agit de permettre à un pays touché par la maladie de pouvoir continuer à exporter à partir des zones qui restent indemnes.
Un séminaire a été organisé à Pékin le 21 février, associant les services vétérinaires et les fédérations professionnelles chinois et de plusieurs pays européens. Plusieurs échéances, aux niveaux technique et politique, sont programmées dans les mois qui viennent avec les principaux pays clients de la France à savoir Chine, Japon, Corée et Philippines.

Le ministre Didier Guillaume rappelle que tout doit être mis en œuvre pour que la France garde son statut indemne de PPA.

La surveillance et les actions de prévention conduites jusqu'à présent en France, en parfaite coordination avec la Belgique, donnent des résultats encourageants.

Mais les efforts doivent être poursuivis dans la durée. Le ministre a rappelé également aux acteurs de la filière porcine que la biosécurité est une exigence incontournable.

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