Oriane, future maréchal-ferrant
01/09/2014
Oriane Pateau se destine à être maréchal-ferrant : elle prépare un Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole en maréchalerie au lycée agricole de la Baie du Mont Saint-Michel. Très technique et physique, ce métier reste incontournable dans les soins aux chevaux.

Passionnée par l’univers du cheval depuis l’âge de 6 ans, Oriane n’a pas toujours envisagé d’en faire son métier. Elle passe d’abord un baccalauréat littéraire, suivi de deux années de lettres modernes à l’université. « J’ai choisi des matières qui me plaisaient, mais je me suis rendue compte que ça n’allait pas être pour moi. Je voulais être absolument avec les chevaux, absolument dans le soin et absolument dehors ! ». Après avoir validé son diplôme, Oriane entreprend donc de changer de voie : elle fait un court stage auprès d’un maréchal-ferrant qui s’occupe des chevaux d’un voisin. Une expérience qui marque un véritable tournant. « J’ai trouvé ce premier stage très dur physiquement : j’ai eu beaucoup de mal parce que j’étais pas du tout sportive. Et puis je me suis dit que si je ne le faisais pas, j’allais le regretter. Donc je me suis lancée et heureusement car aujourd’hui , après deux ans d’études, j’adore ça ! »

Oriane est en CAPA Maréchalerie, en apprentissage, au lycée agricole de la baie du Mont Saint-Michel à Saint-Hilaire du Harcouët, dans la Manche. Une formation très progressive basée sur l’observation des gestes, des détails. « On ne peut pas tout faire dès le début. Le plus dur, c’est d’avoir toute la musculature nécessaire et de savoir se positionner par rapport au cheval, quelle que soit sa taille. Ce sont des petits détails qui font toute la différence pour la suite. ». Cette formation mêle théorie et pratique : lors des examens finaux, les candidats devront montrer leurs connaissances en hippologie, réaliser quatre fers forgés, et ferrer un cheval en temps limité.

« Faire ce métier, c’était surtout un défi lancé à moi-même : c’est un métier d’homme, il faut faire ses preuves. C’est aussi un métier très technique et dans lequel il y a beaucoup de choses théoriques à savoir. C’est ce qui le rend intéressant !  » Passionnée par son métier, Oriane a aussi de belles perspectives comme le projet de voyager une fois les examens validés. « Avec mon ami, nous souhaitons nous rendre en Irlande et essayer de travailler là-bas, de voir comment se passe notre métier ailleurs avant de revenir nous installer en France ».

©Oriane Pateau

Oriane est l’une des rares jeunes filles à vouloir faire ce métier. Sur 14 étudiants, elles sont 3 dans sa promo. Généralement, il n’y a qu’une seule fille par année. « Il n’y a absolument pas de misogynie dans l’école !  » raconte Oriane. "Dans le milieu professionnel, les avis sont mitigés, mais je n’ai jamais eu de remarques déplacées. Je pense que si l’on fait ses preuves et que l’on montre qu’on est motivé, tout se passe bien »

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