Un « plan ORSEC forêt-bois » en Aquitaine
23/05/2014

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Dégâts en forêt des Landes - Forêt communale de Trensacq - 2009 © Onf

Un « plan ORSEC forêt-bois » en Aquitaine

Le CGAAER a conduit en 2013 une mission d’évaluation du plan chablis mis en oeuvre à la suite de la tempête Klaus du 24 janvier 2009 en Aquitaine (Cf. Lettre du CGAAER n° 86 de mars 2014).

 

Dégâts en forêt des Landes - Forêt communale de Trensacq - 2009

© Onf

Parmi les propositions faites, la mission avait recommandé l’élaboration d’un « plan ORSEC tempête » pour la forêt, afin de pouvoir mieux gérer à l’avenir une nouvelle catastrophe, toujours possible.

La recommandation a été entendue. A l’initiative de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) et du Secrétariat général pour les affaires régionales (SGAR) Aquitaine, une réunion s’est tenue avec les acteurs institutionnels et professionnels concernés, à Bordeaux-Pierroton le 23 avril dernier.

La mission a rappelé les quatre exigences sur lesquelles bâtir un plan ORSEC :

- s’accorder sur les données techniques et économiques. Cette exigence impose en priorité un diagnostic partagé sur les risques sanitaires consécutifs à la tempête et les méthodes de lutte les plus appropriées. Elle porte aussi sur les coûts réels des transports de bois, des ruptures de charges ainsi que du stockage, dans le but d’ajuster les aides aux coûts réels supportés par les acteurs économiques. Enfin un observatoire régional des prix doit permettre de disposer de données objectives et fiables sur l’évolution du marché du pin maritime,

- anticiper l’élaboration des textes nécessaires, qu’il s’agisse des lois et règlements ou des conventionnements pour l’octroi de prêts bonifiés (sélection des établissements bancaires, choix d’un prestataire, documents administratifs…),

- programmer les phases successives de mise en œuvre du plan chablis et les accompagner d’une communication adaptée,

- organiser la gestion de la crise : cellule de crise, procédure d’appels à projets, commission d’agrément des projets.

Tous ces points doivent être étudiés à froid de sorte que, le moment venu, les mesures les plus adaptées soient rapidement mises en place en fonction de l’ampleur du sinistre, de la conjoncture économique et de la structuration de la filière forêt-bois.

Une simulation a été présentée en séance par deux stagiaires de la DGPAAT et de la DRAAF à partir des retours d’expérience de précédents plans. Les principaux chapitres d’un plan tempête ont pu être répertoriés. Les seuils de crise et les différentes étapes de mise en œuvre ont été définis. Un observatoire forêt-bois a été mis en place par la DRAAF.

La DRAAF et les acteurs professionnels pourront ainsi, dès l’automne prochain, élaborer de manière concertée de premières propositions concrètes.


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