Les experts alim'agri : qu'apporte la loi alimentation à la restauration collective ?

La loi EGalim prévoit de nombreuses dispositions pour la restauration collective. La plus emblématique, dont le décret d'application a été publié le 24 avril 2019, consiste à fixer un objectif d’approvisionnement en produits biologiques d’ici 2022. Les explications de Cédric Prévost, sous-directeur de la politique de l’alimentation au ministère.

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Qu'apporte la loi alimentation à la restauration collective ?

La loi alimentation, promulguée le 30 octobre 2018, prévoit de nombreuses dispositions pour la restauration collective. La plus emblématique consiste à fixer un objectif d’approvisionnement pour la restauration collective d’ici 2022. Elle fixe des objectifs en terme de produits, selon des catégories, notamment des produits bio avec 20 % minimum dans les cantines. Dans cet objectif d’approvisionnement, d’autres catégories de produits sont effectivement prévus. Il y a tout d’abord tous les produits sous le signe de la qualité. Par exemple, les fromages sous appellations, les viandes sous Label rouge. Il y a également tous les produits respectueux de l’environnement.  Pour les poissons, ce sont tous les produits qui sont pêchés et certifiés Ecolabel. De ce point de vue-là, on favorise les produits de qualité, favorables pour la santé et respectueux de l’environnement.   

Quels sont les publics concernés ?

Cette mesure concerne tout d’abord les cantines scolaires. Elle vise évidemment, le jeune public mais pas seulement. Elle concerne tous les restaurants dont ont la charge l’État, ses opérateurs  et les collectivités territoriales. Très concrètement, ce sont les Ehpad, donc les retraités, ce sont également les patients à l’hôpital. Ce sont les gens qui n’ont pas le choix de leur alimentation, par exemple en prison.
Au-delà de la sphère publique, ce sont tous les restaurants privés, gérés par un établissement privé qui a charge de ce service public. De ce point de vue-là, il y a une position d’égalité entre un lycéen d’un lycée  public et un lycéen qui va manger dans une cantine d’un lycée privé.  
Les convives pourront très facilement être informés de la mise en place de cette obligation prévue par la loi, avec une information qui chaque année, devra détailler par catégorie de produits ce qui a été servi par les restaurants collectifs.

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