Concevoir un jardin thérapeutique : les lauréats 2017 du concours "Projet d'Avenir"
© Fondation Georges Truffaut

Pour la troisième année consécutive, la Fondation Georges Truffaut organisait son concours « Projet d'Avenir » sur le thème de l'hortithérapie. Destiné aux lycéens et aux étudiants de la filière horticole et paysagère, il consiste en la conception d'un jardin à but thérapeutique. Découvrez les sept projets lauréats de cette 3e édition.

Le 15 juin dernier, les 7 lauréats sélectionnés au niveau national se sont retrouvés au siège de la société, dans l'Essonne, pour soutenir leur projet de jardin thérapeutique en public et devant un jury de spécialistes. Les candidats concourraient dans deux catégories : Excellence (BTSA, licence) et Espoir (CAP, BEP, bac, bac pro). Deux nouveaux prix ont fait leur apparition cette année : celui des Anciens lauréats et celui des Internautes.

La plupart des projets présentés ce jour-là étaient liés à un établissement de santé, une condition qui n'était pas obligatoire pour participer au concours. La difficulté pour les candidats est de concevoir le jardin thérapeutique comme un véritable support de travail pour les équipes médicales. Il faut donc l'adapter – ainsi que les activités proposées – aux futurs bénéficiaires et à leurs handicaps.

Dans la catégorie Excellence

« Le jardin perché » d'Anna Six, 1er prix et prix des Internautes

Étudiante en licence professionnelle Écopaysage végétal urbain à l’École du Breuil (Paris), Anna a conçu son « jardin perché » pour une terrasse de l’hôpital pédiatrique Robert-Debré (Paris). Celle-ci est accessible aux patients et aux soignants du service de néphrologie qui accueille de jeunes patients atteints de maladies rénales. Son projet s’inscrit dans la volonté de l’hôpital de mettre en valeur les espaces verts et les espaces extérieurs, dont les 7 500 m2 de terrasses. Sur la petite terrasse de 18 m2, Anna a imaginé un nid perché, un lieu accueillant pour s’évader de l’hôpital autour d’un potager, d’un jardin d’herbes aromatiques, de buissons de fruits rouges, de plantes grimpantes et de fleurs dans un camaïeu de violet et de blanc.

Les autres lauréats

  • Sabrina Serres décroche la 2e place avec son projet de « jardin d'antan » pour la maison de retraite La Grèze à Montdragon (Tarn). Étudiante en licence pro Agriculture biologique, conseil et développement à Ineopole formation (Occitanie), elle a choisi de se concentrer sur le Pôle d’activités et des soins adaptés (PASA) de l’établissement qui accueille des patients présentant un diagnostic de type Alzheimer. Son jardin comprendra plusieurs univers : un espace culture avec des bacs en hauteur, des espaces de détente, un espace floral et aromatique, des zones de biodiversité, un espace famille et une aire de déambulation colorée.
     
  • À la 3e place, Alexandre Rigollé, étudiant en BTSA Aménagements paysagers au CFA horticole du Mené à Merdrignac (Côtes-d'Armor), a conçu un « jardin des 4 saisons » pour l’Ehpad des Menhirs à Médréac (Ille-et-Vilaine). Chaque saison encourage une activité (un potager surélevé pour le printemps, une volière en hiver pour nourrir les oiseaux...).
     
  • La 4e place revient à Hugo Fery, étudiant en BTSA Aménagements paysagers au lycée agricole de l'Oise à Airion (Oise), qui a lui aussi imaginé un « jardin des 4 saisons ». Divisé en quatre grandes zones bordées de charmille, il offre des espaces intimes pour la détente et la rencontre ainsi que des zones de culture pouvant accueillir des ateliers de jardinage.

Dans la catégorie Espoir

« Le jardin d'Émilie » de Marie-Amélie Janin, 1er prix et prix des Anciens lauréats

Élève en première bac pro Aménagements paysagers au lycée horticole de Saint-Ilan à Langueux (Côtes-d’Armor), Marie-Amélie a convaincu avec un projet autour de l’autisme. Touchée personnellement par ce trouble neurodéveloppemental à travers sa cousine Émilie, elle a imaginé un jardin doux et apaisant, mais très coloré, pour « procurer des sensations à travers les plantes » et, ainsi, répondre aux besoins des autistes. Par son choix de plantes, de formes, de couleurs et d’odeurs, elle a su créer une harmonie saluée par le jury. Son implication personnelle et sa bonne connaissance du trouble ont été un vrai plus. Pour la compléter, Marie-Amélie s'est d'ailleurs mise en relation avec une association locale spécialisée.