Annie Genevard, voir crédit photo
Thomas Hubert/agriculture.gouv.fr

25 septembre 2026 Actualité

Annie Genevard : deux ans d’action au service de l’agriculture française

Nommée ministre de l’Agriculture le 21 septembre 2024, Annie Genevard est depuis deux ans engagée aux côtés des agriculteurs et des filières. Deux années pour répondre aux urgences, simplifier le quotidien, mais aussi préparer l’agriculture française aux deux grands défis qui conditionnent son avenir : l’adaptation au changement climatique et la souveraineté alimentaire. Deux défis indissociables : pour continuer à produire en France demain, notre agriculture doit pouvoir s’adapter dès aujourd’hui.

Cette action, Annie Genevard a voulu la construire au plus près du terrain. En deux ans, la ministre s’est déplacée plus d’une centaine de fois partout en France, à la rencontre des agriculteurs, des filières et des acteurs des territoires. Une méthode fondée sur l’écoute, la proximité et le dialogue, pour partir des réalités vécues sur les exploitations et y apporter des réponses concrètes.

Donner un cap à l’agriculture française

Depuis son arrivée rue de Varenne, Annie Genevard a placé la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations au cœur de son action.

Promulguée en mars 2025, loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a inscrit la souveraineté alimentaire au cœur des politiques publiques et renforcé les politiques d’installation, de transmission, de formation et d’innovation.

Dans son prolongement, les Conférences de la souveraineté alimentaire ont permis de réunir l’ensemble des filières pour définir les ambitions de production de la France à dix ans.

En août 2026, la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est venue apporter de nouvelles réponses concrètes. Ses 61 articles traitent notamment de l’eau, de l’élevage, des importations, du foncier, de la rémunération des producteurs et créent les projets agricoles d’avenir pour permettre aux territoires de construire leur propre trajectoire agricole.

Cette loi répond à une conviction : adaptation au changement climatique et souveraineté alimentaire vont ensemble. Préserver l’eau, adapter les exploitations, protéger notre potentiel productif ou faciliter les investissements, c’est aussi préserver notre capacité à produire.

Simplifier pour permettre aux agriculteurs d’agir

Dès l’automne 2024, Annie Genevard a engagé le déploiement du contrôle administratif unique, afin de mieux coordonner les inspections dans les exploitations.

Les missions interservices de l’agriculture ont ensuite été créées dans les départements et l’outil national ConcoordEA développé pour améliorer la programmation des contrôles.

La loi d’urgence agricole poursuit cette démarche en facilitant notamment certains projets d’élevage et de stockage d’eau et en apportant de nouveaux outils face aux recours abusifs.

Préparer les générations qui feront l’agriculture de demain

Le renouvellement des générations ne se joue pas seulement au moment de l’installation : il commence par l’envie de rejoindre les métiers agricoles.

En septembre 2026, Annie Genevard a ainsi lancé le Programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant (PNOD). Son objectif : permettre aux jeunes de mieux connaître les métiers du vivant et les formations qui y conduisent, en s’appuyant notamment sur une cinquantaine de projets territoriaux.

La ministre a également fait de la place des femmes dans l’agriculture une priorité de son action. Présenté au Salon international de l’agriculture en février 2026, le plan d’action national pour favoriser la place des femmes en agriculture comprend 41 mesures réparties en six axes : rendre les agricultrices plus visibles et susciter des vocations, agir dès la formation, mieux les accompagner au quotidien, faciliter leur installation et la transmission des exploitations, améliorer leur statut et leurs conditions de travail et renforcer leur présence dans les instances agricoles.

Dès l’été 2026, une première mesure importante a ainsi été mise en œuvre pour accompagner les conjoints collaborateurs vers le statut de chef ou coexploitant : plus de 8 000 personnes, dont plus de 80 % de femmes, sont concernées par la fin prochaine de ce statut et peuvent bénéficier d’une exonération dégressive de cotisations sociales pour faciliter leur installation.

Anticiper et répondre aux crises sanitaires

Face à la multiplication des risques sanitaires, Annie Genevard a souhaité agir à la fois dans l’urgence et sur le temps long.

Dès janvier 2025, elle a lancé les Assises du sanitaire animal, réunissant plus de 200 représentants des filières d’élevage pour repenser collectivement l’organisation sanitaire française face aux nouveaux risques liés notamment au changement climatique et à l’intensification des échanges.

Lorsque la dermatose nodulaire contagieuse bovine est apparue en France à l’été 2025, l’État a engagé une campagne massive de vaccination, intégralement financée, pour protéger les élevages et maîtriser l’épizootie.

En parallèle, 47 millions d’euros ont été mobilisés pour renforcer la recherche en santé animale.

Être aux côtés des agriculteurs lorsqu’ils sont frappés

L’été 2026 a été marqué par des épisodes exceptionnels de canicule, de sécheresse et d’incendies.

Le 4 septembre, Annie Genevard a présenté un plan exceptionnel de soutien de plus d’un milliard d’euros, destiné à indemniser les pertes, soutenir les trésoreries et permettre aux exploitations de redémarrer leur production.

Les filières confrontées à des difficultés structurelles ont également bénéficié de soutiens ciblés, notamment dans la viticulture, l’hydraulique agricole ou l’élevage.

Deux ans d’action en quelques repères
  • 2 lois structurantes
  • 61 articles dans la loi d’urgence agricole
  • Plus d’1 milliard d’euros mobilisé après la sécheresse et la canicule de 2026
  • 257 millions d’euros de crédits européens redéployés
  • 47 millions d’euros investis dans la recherche en santé animale
  • 41 mesures pour favoriser la place des femmes dans l’agriculture
  • Le PNOD pour faire découvrir les métiers du vivant à une nouvelle génération