ZOOM sur....les contrôles sanitaires
11/01/2013

Du champ à l’assiette, des contrôles à tous les niveaux. La prévention des maladies animales est au cœur du dispositif sanitaire. Il s’agit à la fois de préserver le cheptel et de protéger le consommateur des maladies qui se transmettent de l’animal à l’homme, directement ou par l’alimentation.

Pour cela, les agents du ministère en charge de l’alimentation qui se rendent dans les élevages vérifient l’identification des animaux, contrôlent leur alimentation et l’usage des médicaments vétérinaires et s’assurent du respect des règles de bien-être animal.
Avec l’aide des vétérinaires praticiens, ils supervisent la lutte contre les maladies animales.
Vétérinaires et éleveurs sont les sentinelles de ce réseau de surveillance performant qui permet de détecter précocement les foyers de maladie et de réagir très vite.

Un contrôle de l’ensemble de la chaîne
Une fois l’animal sorti de l’élevage, la surveillance est tout aussi étroite. Toute la chaîne alimentaire est contrôlée : dans les abattoirs, mais aussi chez les industriels, dans les cantines, les restaurants et les commerces, quel que soit le produit, son conditionnement ou son mode de distribution.

Les chefs d’entreprise, à chacun des stades de la chaîne alimentaire sont responsables de la sécurité des produits qu’ils mettent sur le marché. Ils doivent formaliser, dans un plan de maîtrise sanitaire propre à leur entreprise, la stratégie qu’ils ont définie pour assurer cette sécurité, compte tenu de leurs approvisionnements, des procédés de fabrication, des produits qu’ils commercialisent et des consommateurs.

Des conditions de circulation très surveillées
Les denrées produites et circulant sur le territoire de l’Union européenne sont soumises aux mêmes contrôles officiels, lors de leur préparation, transport et mise en vente, quel que soit l’État membre concerné.
Les denrées animales ou d’origine animale (viandes, charcuteries, produits laitiers et plats cuisinés) en provenance d’un pays extérieur à l’UE font l’objet de contrôles systématiques spécifiques lors de leur importation.

Depuis cinquante ans, l’amélioration des pratiques (alimentation et bien-être des animaux, hygiène, chaîne du froid, traçabilité) tout au long de la chaîne alimentaire et une surveillance renforcée des principaux agents infectieux ont permis de diminuer le nombre d’intoxications alimentaires. Ainsi, le nombre de cas de salmonellose, toxi-infection alimentaire la plus fréquemment rencontrée en France, a été réduit de plus d’un tiers depuis 1997.

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