Samedi 26 février 2011

Un jour, une race : la brebis Charmoise

Marie-Pauline Beugin

26/02/2011

Gilles Roux et sa brebis©Min.Agri.Fr L’Homme et son exploitation

Gilles Roux, agriculteur en Creuse, présente ses brebis charmoises aux visiteurs du salon, accoudé à l’enclos de ses animaux. Propriétaire d’une exploitation de 250 hectares, intégrée dans la GAEC Roux, il élève aussi bien des brebis que des vaches ou des porcs.
Son élevage ovin est consacré à la production d’agneaux de boucherie qui sont labellisés.

L’animal

Bien des races sont élevées dans le Limousin à des fins bouchères : et on ne peut attribuer à l’une d’elle en particulier ce produit qu’est l’agneau du Limousin. Pour n’en prendre qu’une, parlons de la Charmoise.

La Charmoise est une race rustique qui présente une belle conformation même avec une alimentation pauvre, ce qui la rend très prisée des agriculteurs bio. Son régime se compose essentiellement d’herbe – le Limousin regorgeant de prairies verdoyantes -, de foin et de céréales. Malgré sa faible prolificité, on peut espérer avoir trois agneaux en deux ans du fait du désaisonnement naturelle de cette race : elle peut être mise à la reproduction à tout moment de l’année. Toutes ces spécificités font d’elle une race très utilisée pour les croisements. Mais s’il est une particularité à retenir, c’est que la viande d’agneau de charmoise reste « claire », ne durcit pas et n’a pas un goût trop prononcé même chez des agneaux d’âge avancé. Ainsi, cela permet de produire des agneaux tardifs à l’herbe.

Le produit Restaurant au stand Limousin©Min.Agri.Fr
La région dispose d’un label : le label Baronet qui reconnaît la qualité de l’agneau du Limousin. Mais qu’est-ce que cette viande a de particulier ? « Sa finesse, sa texture fine, sa couleur rosée ». Romain Texier, 20 ans, originaire du Limousin affirme que manger de l’agneau du Limousin, c’est une tradition chez lui : « on m’en fait manger depuis que je suis petit ».
Côté cuisine, l’agneau du Limousin est une viande qui ne se mange pas trop mijotée mis à part le collier et la poitrine. Pour les morceaux tels que l’épaule, le gigot ou les côtes, on préférera rôtir ou griller.