Depuis l’an 2000, le Sénégal participe régulièrement au Salon Internationale de l’Agriculture. Un stand haut en couleur où l’on promeut les exportations sénégalaises, et plus particulièrement celle du haricot vert, que l’on retrouve souvent dans les assiettes européennes en hiver.
Avec un territoire de 200 000 km² et marché national plus de 12 millions de consommateurs, le Sénégal est une boussole pour l’agriculture africaine. Ses conditions agro-écologiques permettent de faire une large variété de produits, et ceci pendant toute l’année. Il est évident que le pays jouisse d’un rayonnement mondial dans le secteur agricole. Favorisant ainsi l’émergence du Sénégal sur le plan économique.
Parmi les produits horticoles phares exportés en France, le haricot vert tient une place de premier plan. D’abord parce qu’il s’est complètement adapté au climat et au sol sénégalais et fait de ce légume le symbole du savoir-faire local. Certains agriculteurs disent le voir sortir de terre en moins de 4 jours, tant les ressources de certains sols sénégalais sont riches. Sa période de production est totalement décalée par rapport à celle de l’Europe. Les semis commencent vers le mois de septembre. Le haricot vert est ensuite commercialisé jusqu’en mars et livré aux quatre coins de l’Europe.
« Nos agriculteurs produisent sous contrat, confie Ndiassé Ngom, chef du service Agriculture Agro-industrie de l’agence Sénégalaise de Promotion des exportations. C’est la règle de l’export : le produit est vendu avant d’être récolté. Nous suivons un calendrier cultural spécifique, établit selon la demande du marché. Notre produit est donc absolument compétitif par rapport à la concurrence ». Et si le Sénégal a choisit le haricot vert comme figure de proue de son agriculture ce n’est pas un hasard. La France en est friand, et le pays peut le produire dans les meilleures conditions possibles selon les exigences des Européens. Le Sénégal l’a bien compris, « le consommateur est roi ».
Le haricot vert est quasiment utilisé de la même manière au berceau, en Casamance ou au Sahel comme en France. Et même si les Français l’utilisent à toutes les sauces, les Sénégalais restent un peu plus prudents sur le sujet. On peut cependant le retrouver dans les Fataya végétariens, ce beignet typique fourré au haricot vert, à l’aubergine, à la carotte et à l’oignon. Délicieux.




