La récente hausse des prix des produits agricoles et la forte médiatisation de la crise alimentaire de 2008 ont redonné une certaine audience aux analyses malthusiennes. La montée des enjeux environnementaux et les questions soulevées par la multiplication des investissements fonciers qualifiés parfois d’« accaparements » ont également contribué à renouveler le discours sur la raréfaction des ressources naturelles, notamment l’eau et la terre.
La question de savoir si les terres cultivables sont aujourd’hui une ressource rare susceptible de limiter la production agricole à l’échelle de la planète fait l’objet d’une controverse.
À l’initiative du CEP, une étude a été réalisée par Laurence Roudart (Université Libre de Bruxelles) sur les disponibilités actuelles et futures en terres cultivables. L’analyse et la comparaison de trois bases de données tendent à démontrer que les superficies cultivables au niveau mondial sont supérieures aux superficies nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire de l’humanité. Cette conclusion reste vraie même en adoptant l’hypothèse d’une croissance relativement faible des rendements, en excluant de la mise en culture toutes les forêts et toutes les zones actuellement protégées, et en tenant compte des effets plausibles du réchauffement climatique.
L’étude est disponible sur l’espace du Centre d’études et de prospective : http://agriculture.gouv.fr/centre-d-etudes-et-de-prospective
Pour accéder directement à l’étude :
Terres cultivées, terres cultivables : quelles disponibilités à l’échelle mondiale ?
31/01/2011




