#SIA2018 : prix national de l’agrobiodiversité animale pour la race Froment du Léon
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© Ceva Santé Animal

Créé en 2012 par la Fondation du Patrimoine et le laboratoire Ceva Santé Animale et placé sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture, ce prix met en lumière les races agricoles françaises à faibles effectifs et au patrimoine génétique unique. Le prix a été remis lors du Salon de l’agriculture ce mercredi 28 févier.

En présence de Florence Parly, ministre des Armées et ancienne vice-présidente de la région Bourgogne, le 1er prix pour l’agrobiodiversité animale a été attribué à Stéphane Terlet, éleveur de vaches Froment du Léon, quasi disparues au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, au profit de races plus productives. 
Ancien boucher, Stéphane Terlet, évoque un « véritable coup de foudre pour cette race lors d’un Salon en 2005. Si vous avez déjà eu un coup de foudre pour quelqu’un, alors vous comprenez ce que j’ai ressenti ! » dit-il, amusé. Et depuis 13 ans, c’est avec passion et courage que l’éleveur et sa femme tentent de sauver cette race bovine par la vente de son lait et de son beurre haut de gamme en Côtes d’Armor.
 
D’un montant de 10 000 €, le 1er prix du concours national de l’agrobiodiversité va grandement contribuer au développement de l’exploitation du couple Terlet. Il va également leur permettre de protéger un peu plus la race qui reste fragile avec seulement 400 femelles en 2017. 
Ce prix vise ainsi à stimuler l'ensemble des éleveurs de la race, car les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de produits de qualité et du terroir. Les races agricoles régionales considérées comme menacées contribuent non seulement à l’identité des territoires mais aussi à l’équilibre économique de celui-ci. Elles permettent une diversité essentielle pour la préservation de l’écosystème car elles sont résistantes aux changements climatiques. 
 

La vache Bordelaise (2e Prix) et l’âne des Pyrénées (3e), deux lauréats à découvrir :

  • L’exploitation de Christophe Guénon a séduit le jury sur plusieurs aspects : pour avoir redonné une vocation d’élevage sur des terrains abandonnés, pour le partenariat mené avec le Conservatoire des Races d’Aquitaine et pour la valorisation de la race à travers la production de lait et de viande ;
  • La ferme du Hitton de Cécile et Emmanuel Guichard dans le Gers, contribue à la conservation des ânes des Pyrénées grâce à une valorisation économique originale : utiliser le lait des ânesses pour la fabrication de produits cosmétiques biologiques réalisés à la ferme.
 

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