Evolution des exploitations agricoles - Faits et chiffres
Les exploitations agricoles depuis 30 ans
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Le nombre total d'exploitations agricoles qui s'élevait à 1,6 million en 1970, était de 664 000 en 2000 et moins de 600 000 en 2003 dont 370 000 sont dites « professionnelles (1) ». Le nombre de ces exploitations professionnelles a diminué de 2,3% par an entre 2000 et 2003, alors que la réduction avait atteint 3%, chaque année de 1988 à 2000. Les exploitations se concentrent : la surface moyenne des exploitations
professionnelles atteint 70 hectares en 2003, elle était de 42 hectares en 1988. Les formes sociétaires passent de 125 000 en 2000 à 132 000 en 2003. Aujourd'hui, un tiers des exploitations professionnelles sont regroupées en société contre 30% en 2000. La spécialisation et la concentration des exploitations se poursuivent.
Sur 367 000 unités professionnelles, seules 60 000 sont de type « mixtes » associant de façon équilibrée plusieurs types de culture ou d'élevage, elles étaient 70 000 en 2000. On constate également une forte concentration géographique. Un tiers des exploitations professionnelles en 2003 sont localisées dans quatre régions (Midi-Pyrénées, Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine).
(1) Une exploitation est considérée comme professionnelle si sa dimension économique est équivalente à celle de la production d'au moins 12 hectares équivalent blé et que le travail fourni est au moins celui d'une personne occupée à trois quart de temps. Les exploitations professionnelles représentent 95 % du potentiel économique agricole.

La population active agricole en 2003

Le nombre d'actifs permanents diminue aussi vite que celui des exploitations
En 2003, hors salariés saisonniers ou occasionnels, 875 200 personnes travaillent à temps plein ou partiel sur les exploitations agricoles professionnelles. Leur nombre diminue de 3,0% par an depuis 1988. En 2003, 8% des actifs familiaux ont moins de trente ans, contre 15% en 1988. À l'opposé, 29% ont plus de 55 ans, contre 33% en 1988.
Le travail fourni aux exploitations demeure majoritairement familial
Les exploitants et leurs familles fournissent, en 2003, 72% du travail utilisé par l'agriculture. Ils y contribuaient pour 82% en 1988.

Près d'une exploitation professionnelle sur cinq emploie des salariés permanents non familiaux
En s'agrandissant, les exploitations utilisent plus souvent des salariés permanents non familiaux : 18% y ont recours en 2003. Elles n'étaient que 6% quinze ans plus tôt. Par ailleurs, 35% des exploitations ont recours à des salariés saisonniers et 68% à la main-d'oeuvre d'entreprises de travaux agricoles ou de coopératives d'utilisation du matériel agricole.
Les jeunes actifs familiaux ont de plus en plus souvent reçu une formation adaptée à leur profession
En quinze ans, la proportion d'actifs familiaux de moins de quarante ans ayant suivi une formation agricole a considérablement augmenté, passant de 54% à 64%. Le nombre même de ceux qui ont suivi un cycle secondaire long ou supérieur a progressé chaque année de près de 2%.
Evolution du revenu agricole depuis 20 ans
De 1980 à 2001, le résultat agricole par actif(1) a augmenté de 68% en termes réels. Les augmentations les plus fortes ont eu lieu en 1992 et 1994. Malgré la stagnation des dernières années, le résultat agricole moyen a augmenté de près de 25% en termes réels depuis 1990. Mais cette croissance s'explique exclusivement par la diminution rapide du nombre d'actifs. Le revenu global de la « ferme France » diminue tendanciellement.
Les disparités sont assez fortes suivant les départements et les orientations de production. Les départements spécialisés en grandes cultures et en viticulture restent ceux qui dégagent les niveaux de résultat les plus élevés. A l'opposé, le résultat est inférieur à la moyenne nationale pour de nombreux départements d'élevage dont ceux du Massif Central, ainsi que pour les départements de polyculture et élevage du Sud-Ouest et des Alpes.
Ces disparités évoluent lentement dans le temps, mais la tendance depuis une dizaine d'années va dans le sens d'une réduction des écarts de revenu entre les régions ou les catégories d'exploitations.
(1) L'indicateur de revenu habituellement retenu dans les comptes de l'agriculture est le résultat agricole par actif en termes réels. Il mesure le revenu provenant Résultat agricole moyen par actif en millier d'euros 2002 des activités de production agricole et s'apparente ainsi à un résultat d'entreprise. Les revenus des activités secondaires des agriculteurs, tels que le complément de (comparaison des moyennes triennales 2001-2003 et 1991-1993) valorisation apporté par la vente de produits fermiers ou l'agrotourisme, en font Sources : Agreste Comptes par OTEX partie, mais pas les autres revenus non directement liés aux activités agricoles (revenus salariaux, revenus du patrimoine, retraites...).
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