Qu’est-ce que le concours général agricole (CGA) ?
Le Concours général agricole est un concours officiel du Ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche (MAAP) qui publie chaque année un arrêté fixant les dates et le règlement de l'édition.
Il constitue un élément de la politique de valorisation des produits issus de l'agriculture française, qu'il s'agisse d'animaux, de produits agricoles ou de produits transformés.
Ce concours comprend des phases de présélection en région et une finale nationale. Cette dernière a lieu depuis 1964 pendant le Salon international de l’agriculture (SIA), Porte de Versailles à Paris, fin février-début mars. L'histoire de ce concours est ancienne, il a en effet réellement vu le jour en 1870, prenant la suite d’un concours général de bœufs gras dont la première édition s'est tenue en 1844 à Poissy !
Il est organisé conjointement par le MAAP et la profession agricole, le CENECA (Centre national des expositions et concours agricoles), les modalités pratiques pouvant être déléguées à des partenaires, notamment Comexposium, l’organisateur du SIA.
Deux sections différentes composent le CGA :
- le Concours général « animaux »
destiné à juger chaque année des animaux présentant la meilleure génétique française, pour les espèces équine (chevaux de trait), asine, bovine, ovine, caprine, porcine et canine.
Les animaux présentés lors des finales (près de 500 bovins, 600 ovins et caprins, 60 porcins, près de 100 chevaux) ont été soigneusement pré-sélectionnés plusieurs semaines auparavant par les organismes de sélection agréés des races concernées pour leurs qualités génétiques et morphologiques.
Pourquoi les éleveurs se sont-ils intéressés de tous temps à la morphologie de l’animal ? Parce que, lorsque l’on sélectionne par exemple des vaches, dont il faudra garder plus tard les filles et les petites filles pour renouveler le troupeau, il est indispensable de mettre toutes les chances de son côté pour avoir des animaux en bonne santé et qui vivent longtemps en production. Il faut donc s’assurer que leurs membres sont solides (pour qu'elles ne boîtent pas), que leurs sabots ont une bonne qualité de corne (qu'elles n’aient pas mal aux pieds, que leur mamelle va pouvoir supporter plusieurs lactations sans souffrir, que leur bassin est suffisamment large pour pouvoir vêler sans problème, etc.
Et lors des finales, les éleveurs veillent à présenter leurs animaux d’exception sous leur meilleur jour, ils les ont préparés plusieurs semaines durant, pour qu’ils sachent marcher « en main », qu'ils acceptent d'être tondus et lavés, afin que le jour de la présentation, les qualités soient mises en valeur, les défauts gommés, et que le poil brille de propreté ! Cela mérite le coup d’œil !
Un concours du meilleur jeune pointeur (« juge d’animaux ») est également organisé pour assurer la relève des jurys du monde agricole. Il s’adresse à des jeunes de 16 à 25 ans (élèves de l'enseignement agricole, ou jeunes agriculteurs récemment installés), dont on va mesurer l'aptitude à juger des animaux reproducteurs (bovins, ovins, caprins ou équins).
- le concours général des produits,
s’intéresse aux produits agricoles ou issus en première transformation de produits agricoles, récoltés en territoire français.
Ils sont d'origine fermière, artisanale ou industrielle.
Il s’agit notamment de vin (14000 échantillons traités), mais aussi de vins de liqueur, d’eaux-de-vie, d’apéritifs, de rhums et de punchs, de bières, de fruits et de nectars, de cidres et de poirés, de pommeau, d'olives et d'huiles d'olive, de tapenades, d’huiles de noix, de piment d’Espelette, de vanille, de produits laitiers, de miels et hydromels, d’huîtres, de truites fumées à froid, de volailles abattues et de découpes de volailles, de produits issus de palmipèdes gras, de charcuteries, au total près de 18000 échantillons…
Cette liste rabelaisienne reflète parfaitement la diversité de nos territoires et de nos productions !
Un concours de jeunes dégustateurs de vins a également lieu, il est ouvert aux jeunes de l'enseignement agricole, hôtelier et commercial ainsi qu'aux jeunes producteurs de vins âgés de 18 à 25 ans.
À l'issue de la finale parisienne, environ un échantillon sur quatre reçoit une distinction d’or, d’argent ou de bronze, et un sur douze seulement bénéficie de la médaille d'or. C'est cette rareté de la distinction et la solidité du concours (les phases de prélèvement des échantillons comme de jugement à l’aveugle sont sécurisées), pour lequel 2400 juges interviennent, qui donnent à la médaille CGA toute sa valeur.
Attention, vérifiez qu’il s’agit bien de la médaille originelle !