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Comprendre
15/01/2010
Dans cet objectif, le ministère s’est doté d’un baromètre de la perception de l’alimentation. En cas de besoin ponctuel, il peut également lancer des enquêtes auprès des consommateurs sur des sujets précis.
Des éléments d'informations figurent également dans le rapport sur l’expertise collective scientifique sur les freins à la consommations des fruits et légumes publié par l’INRA en 2007
Une expertise scientifique collective sur les déterminants des comportements alimentaires
Le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche a commandité à l'INRA une expertise scientifique collective (ESCo) sur la connaissance et la compréhension des mécanismes qui régissent les comportements alimentaires. Cette expertise se traduira par une synthèse bibliographique des principales connaissances scientifiques mondiales dégageant les éléments pertinents pour éclairer la décision publique. L’objectif de cette étude est de faire l’état des lieux des connaissances sur les déterminants des comportements alimentaires pour éclairer les pouvoirs publics, en particulier dans les actions à mener auprès : des consommateurs, du grand public, de publics cibles (enfants, parents, personnes âgées, personnes issues de milieux défavorisés...), en relation avec les acteurs professionnels intervenants dans les différents maillons des filières agro-alimentaires. Un aliment est à la fois un ensemble de nutriments mais également le support de représentations mentales, culturelles et sociales. L’étude des déterminants de la consommation fait donc intervenir des sciences du vivant : biologie, médicales, diététiques et nutrition mais également différentes sciences sociales : économie, sociologie, psychologie, l'ethnologie, anthropologie avec une dimension culturelle spécifiquement française. Les questions posées à l'INRA sur les connaissances des déterminants des comportements alimentaires ? Quatre questions seront traitées :
- Typologies des comportements alimentaires en lien avec la santé et le bien-être
- Formation et évolution des comportements alimentaires ?
- Quelles actions, publiques et privées, ont déjà été conduites pour modifier les comportements alimentaires et avec quels résultats ?
- Quels autres leviers peuvent être activés ?
La réponse aux questions posées supposent une approche pluridisciplinaire qui fasse intervenir des contributions d'experts. Un traitement spécifique de la problématique des départements, communautés et territoires d'outre-mer est également attendue, dans la mesure où des études y sont spécifiquement consacrées ou transposables. Les résultats de cette expertise seront présentés à l'occasion d'un colloque public qui se déroulera le 24 juin 2010 à la cité des sciences et de l'industrie, en marge de l'exposition « Bon appétit ».
Le baromètre de la perception de l'alimentation
Suivant les recommandation du Conseil National de l'Alimentation, le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche a mis en place en 2006 un baromètre des perceptions alimentaires, qui permet de mieux connaître les habitudes alimentaires des français, leur perception de la qualité alimentaire et de la politique menée en la matière.
Depuis 4 ans, il est confié au centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). Le ministère souhaite que l’alimentation devienne une véritable politique publique en faveur d'une alimentation saine, sécurisée et accessible à tous les Français. "L'objectif de cette politique sera de garantir l'indépendance alimentaire de la France, d'informer le consommateur notamment sur la traçabilité des produits et de réduire l'impact environnemental de notre système alimentaire", a indiqué Bruno Le Maire, ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche.
En 2009, les tendances observées se stabilisent avec un attrait particulier pour la consommation de produits durables, d’origine régionale, apportant du goût, une envie de cuisiner.
Le baromètre de l’alimentation, réalisé auprès d’un panel représentatif de 1000 personnes, révèle que l’année 2009 marque un retour de la consommation malgré la crise. Le prix reste le premier critère de choix d’un magasin, mais les consommateurs sont prêts à payer plus cher si le produit répond à certains critères éthiques : respect de l’environnement et du bien-être animal ou commerce équitable.
La fréquentation des super et hypermarchés est en hausse (69,2% des consommateurs choisissent ce circuit en premier lieu pour faire leurs courses, contre 66,2% en 2008), tandis que celle des commerces de proximité diminue. Les achats dans les hard discount restent sensiblement au même niveau qu’en 2008 (15,1%). Le baromètre révèle également une progression des notions de plaisir (+1,9 points) et de santé (+1,6 points) dans la relation à l’alimentation.
Enquêtes lancées auprès des consommateurs
La Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l'alimentation, et de l’agriculture et de la pêche entreprend une collaboration depuis plusieurs années avec la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), une des principales associations de consommateurs françaises, afin d'évaluer les besoins et leurs attentes des consommateurs sur différentes problématiques.
Enquêtes DGAL/CLCV sur l’étiquetage nutritionnel
En matière d’étiquetage nutritionnel, plusieurs enquêtes, qui s’inscrivent dans le continuité des réflexions du Conseil National de la Consommation ont permis de mieux cerner les besoins, les attentes, la compréhension des consommateurs français. Ces travaux ont aidé et appuyé les pouvoirs publics français dans leurs réflexions et leurs prises de position au sein des discussions, toujours en cours, visant à réviser le cadre réglementaire européen.
En 2004, une enquête réalisée auprès de 850 consommateurs français, a permis de mieux comprendre comment le consommateur perçoit et utilise les différents types d'information nutritionnelle qui figurent sur l'emballage, selon son intérêt pour la nutrition et selon son niveau de connaissances.
En 2006, une enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1200 français a permis de confirmer de façon quantitative le souhait du consommateur de voir figurer sur les produits un étiquetage nutritionnel clair, graphique, objectif, sans jugement de valeur externe sur le produit, comparant de façon factuelle les apports nutritionnels du produit par rapport à ses besoins quotidiens. Cette enquête s'est par ailleurs attachée à tester de façon concrète la compréhension réelle du consommateur face à différents types d'étiquetage nutritionnel. - Consulter le rapport de l’enquête 2006 DGAL/CLCV sur l’étiquetage nutritionnel
En 2007, une nouvelle enquête a testé de façon plus précise différentes présentations graphiques d'un tel étiquetage, et a montré que les consommateurs sont très partagés entre des formats graphiques (histogrammes, cadrans...) et des formats numériques (tableaux...), ces derniers ayant la préférence notamment des personnes âgées ou peu diplômées. Cette enquête a de plus permis de montrer que les consommateurs restent attachés à l'information minimale actuelle (teneurs en énergie, en protéines, en glucides, en lipides) et que les demandes complémentaires portent principalement sur les matières grasses saturées et le sel.
- Rapport de l’enquête 2007 DGAL/CLCV sur l’étiquetage nutritionnel
Enquête DGAL/CLCV sur la restauration scolaire
Dans le cadre des réflexions sur l’amélioration de l’offre en restauration scolaire, la DGAL en lien avec la CLCV a souhaité lancer une enquête en 2009 afin de mieux cerner la perception et les attentes des élèves vis-à-vis du service de restauration, tant en termes de qualité des repas qu’en termes de qualité de l’environnement du repas. Ces travaux visent à identifier des pistes d’actions qui permettraient notamment d’accompagner la mise en œuvre de la future réglementation concernant la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration scolaire. - Actions visant à améliorer l’offre en restauration scolaire
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Comment s'y retrouver entre les différents signes de qualité ?
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