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Bruno Le Maire annonce la baisse du coût du travail occasionnel
02/02/2010
La question de la compétitivité des filières agricoles était un des points centraux abordés par Bruno Le Maire lors de son allocution à Valence, dans la Drôme. Pour remédier au problème du coût du travail occasionnel et réduire l'écart qui existe avec les autres pays européens, les producteurs vont bénéficier d'un allègement de plus de deux euros de l'heure. Comme annoncé le 27 octobre par Nicolas Sarkozy à Poligny, les charges patronales dues à la Mutualité Sociale Agricole pour les travailleurs saisonniers seront exonérées pour l'année 2010. La mesure prend effet dès le 1er janvier 2010 et son coût représente 170 millions d’euros supplémentaires pour cette année.
Le coût du travail permanent étant également une question majeure, un groupe de travail va être prochainement créé. Il se réunira le plus rapidement possible pour examiner les remarques et propositions formulées par les filières.
Le congrès se tenant dans un département particulièrement touché par la Sharka, Bruno Le Maire a expliqué les deux mesures mises en œuvre pour aider les arboriculteurs concernés. Le dispositif transitoire d'indemnisation en place l'an dernier sera reconduit pour l'année 2010 afin de répondre à l'urgence immédiate. En vue de bénéficier des fonds communautaires pour la filière arboricole en 2011, le ministre a demandé la création rapide d'une caisse de solidarité.
Bruno Le Maire souhaite mettre en place avec Jean-Louis Borloo (ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer) une nouvelle méthode dans la mise en œuvre de mesures environnementales : elle étudierait dans chaque nouvelle mesure le bénéfice réel pour la société, l'impact économique pour la filière concernée, ainsi que la mise en place de cette mesure par les autres États membres de l'Union Européenne.
Pour permettre aux filières de producteurs agricoles de mieux s'organiser, et donc de peser davantage face aux distributeurs, Bruno Le Maire désire également modifier les règles européennes de la concurrence. Il a évoqué ce changement le 18 janvier à Bruxelles lors du dernier Conseil agriculture et pêche des ministres européens et l'a encore détaillé au Congrès de la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits.
2,1% des arboriculteurs seulement sont assurés contre les aléas climatiques et sanitaires, alors que ces risques sont en multiplication constante.
Pour inciter les assureurs à proposer de meilleurs produits de couverture des risques à des conditions financières acceptables, l'État étudiera une véritable réassurance publique dans le cadre de la Loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche. « C'est une demande constante des milieux agricoles depuis des années, et la porte n'avait jamais été ouverte. La question de la réassurance figurera cette fois-ci pour la première fois dans la loi » a précisé le ministre. D'autre part, grâce au bilan de santé de la PAC, la subvention de l'assurance récolte sera portée à 65% en 2010, avant une dotation supplémentaire de 40 millions d'euros prévue en 2011.
Enfin, Bruno Le Maire a évoqué le rééquilibrage des relations commerciales et décliné certains axes du Programme National pour l'Alimentation. En insistant notamment sur la valorisation des fruits et des légumes, le développement de l'opération « un fruit pour la récré » ainsi que le renforcement de l'observatoire de formation des prix et des marges.
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Comment s'y retrouver entre les différents signes de qualité ?
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