Madrid : Réunion des ministres français, espagnol et portugais de l'agriculture sur le secteur de la banane
19/06/2009
Paris
Elena Espinosa Mangana, ministre espagnole de l’environnement et du milieu rural et marin, Michel Barnier, ministre français de l’agriculture et de la pêche, et Luis Vieira, secrétaire d’Etat portugais de l’agriculture et de la pêche, ont rencontré les professionnels du secteur de la banane le 19 juin 2009 à Madrid. Cette réunion a donné lieu à un large échange de vues sur le régime européen d’importation de bananes et les différentes négociations en cours sur les accords commerciaux.
Lors de cette entrevue, les ministres ont rappelé leur attachement au développement équilibré de l’activité de la filière de production de la banane, compte tenu de son importance sociale, économique, environnementale et territoriale, tant pour les régions productrices que pour l’ensemble du pays. Ils ont par ailleurs salué les initiatives récentes et conjointes des producteurs de bananes communautaires en faveur d’une production durable, avec des niveaux d’exigences environnementales significativement plus élevés que ceux d’autres régions productrices.
L’Espagne, la France et le Portugal se sont montrées très vigilantes sur l’évolution des négociations menées par la Commission Européenne auprès des pays producteurs latino-américains sur la libéralisation du commerce de la banane. L’issue de ces discussions sur le régime d’importation communautaire soulève de fortes préoccupations quant à l’avenir de la filière de production de bananes de l’UE, dans un contexte marqué par une amélioration des parts de marché des pays latino-américains qui concentrent désormais 3/4 des volumes importés depuis la suppression des quotas au 1er Janvier 2006 et l’instauration du tarif unique.
Ainsi, les ministres rappellent fermement à la Commission européenne que tout accord qui serait conclu au niveau multilatéral devrait impérativement inclure les garanties suivantes :
- la période de mise en œuvre doit être la plus longue et la plus progressive possible, afin de permettre aux filières communautaires de s’adapter à une exigence de compétitivité accrue;
- l’accord doit impérativement être accompagné de garanties juridiques solides, en ce qu’il constituera la fin des contentieux et la contribution définitive de l’Union Européenne, pour ce qui concerne la banane, au futur accord commercial multilatéral. Une décision des membres de l’OMC est nécessaire pour consolider la sécurité juridique de l’accord.
L’Espagne, la France et le Portugal portent une attention toute particulière à ce que les positions arrêtées au terme de ces négociations multilatérales restent cohérentes avec celles adoptées dans le cadre des négociations bilatérales avec les pays andins et d’Amérique Centrale. L’équilibre trouvé au niveau multilatéral ne devra pas être remis en cause par la conclusion d’accords bilatéraux.
Tout accord devra préserver les intérêts de chacun, y compris ceux des pays d’Afrique et des Caraïbes.
Elena Espinosa Mangana, Michel Barnier et Luis Vieira demandent enfin à la Commission de prendre dûment en compte les pertes de revenus de la filière communautaire liées à toute baisse supplémentaire des droits de douane qui résulterait de ces accords et qu’il conviendra de compenser par un réajustement significatif du soutien communautaire.
Ils comptent sur la détermination de la Commission européenne sur ce dossier, tout comme celle-ci peut compter sur leur mobilisation.
Lors de cette entrevue, les ministres ont rappelé leur attachement au développement équilibré de l’activité de la filière de production de la banane, compte tenu de son importance sociale, économique, environnementale et territoriale, tant pour les régions productrices que pour l’ensemble du pays. Ils ont par ailleurs salué les initiatives récentes et conjointes des producteurs de bananes communautaires en faveur d’une production durable, avec des niveaux d’exigences environnementales significativement plus élevés que ceux d’autres régions productrices.
L’Espagne, la France et le Portugal se sont montrées très vigilantes sur l’évolution des négociations menées par la Commission Européenne auprès des pays producteurs latino-américains sur la libéralisation du commerce de la banane. L’issue de ces discussions sur le régime d’importation communautaire soulève de fortes préoccupations quant à l’avenir de la filière de production de bananes de l’UE, dans un contexte marqué par une amélioration des parts de marché des pays latino-américains qui concentrent désormais 3/4 des volumes importés depuis la suppression des quotas au 1er Janvier 2006 et l’instauration du tarif unique.
Ainsi, les ministres rappellent fermement à la Commission européenne que tout accord qui serait conclu au niveau multilatéral devrait impérativement inclure les garanties suivantes :
- la période de mise en œuvre doit être la plus longue et la plus progressive possible, afin de permettre aux filières communautaires de s’adapter à une exigence de compétitivité accrue;
- l’accord doit impérativement être accompagné de garanties juridiques solides, en ce qu’il constituera la fin des contentieux et la contribution définitive de l’Union Européenne, pour ce qui concerne la banane, au futur accord commercial multilatéral. Une décision des membres de l’OMC est nécessaire pour consolider la sécurité juridique de l’accord.
L’Espagne, la France et le Portugal portent une attention toute particulière à ce que les positions arrêtées au terme de ces négociations multilatérales restent cohérentes avec celles adoptées dans le cadre des négociations bilatérales avec les pays andins et d’Amérique Centrale. L’équilibre trouvé au niveau multilatéral ne devra pas être remis en cause par la conclusion d’accords bilatéraux.
Tout accord devra préserver les intérêts de chacun, y compris ceux des pays d’Afrique et des Caraïbes.
Elena Espinosa Mangana, Michel Barnier et Luis Vieira demandent enfin à la Commission de prendre dûment en compte les pertes de revenus de la filière communautaire liées à toute baisse supplémentaire des droits de douane qui résulterait de ces accords et qu’il conviendra de compenser par un réajustement significatif du soutien communautaire.
Ils comptent sur la détermination de la Commission européenne sur ce dossier, tout comme celle-ci peut compter sur leur mobilisation.
Contact presse :
Service de presse du Cabinet de Michel Barnier : 01 49 55 59 74
Service de presse du ministère de l’agriculture et de la pêche : 01 49 55 60 11
