Renforcer la surveillance sur les bio-agresseurs et les effets non intentionnels des pesticides
15/04/2009
La mise en œuvre des principes de la lutte intégrée suppose un dispositif de surveillance des bio-agresseurs permettant de limiter leur dissémination et d'ajuster les périodes d'intervention afin de limiter au maximum la lutte chimique. La performance d'un tel dispositif suppose l'organisation de réseaux mobilisant l'ensemble des partenaires (professionnels, développement agricole...) permettant une couverture suffisante du territoire et un recueil de données fiabilisées et organisées dans un système d'information ouvert, et ce afin de gérer le risque phytosanitaire et de détecter précocement le risque émergent.
Par ailleurs, la maîtrise de l'impact des pesticides et plus généralement de l'ensemble des pratiques agricoles sur les écosystèmes implique la mobilisation de réseaux de surveillance sur les effets non intentionnels. Ces réseaux feront également appel à l'ensemble des partenaires, et auront pour objectif d'une part le recueil de données de référence, d'autre part le suivi des impacts des pratiques spécifiques sur des zones données.
Si les services de la protection des végétaux n'ont plus vocation à être maîtres d’œuvre de la surveillance du territoire ni de rédiger et d'éditer des bulletins de préconisation, l'État doit néanmoins être en mesure de garantir aux professionnels la disponibilité d’une information phytosanitaire fiable et un système de conseil leur permettant de diminuer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques tout en sécurisant la production.