La réduction du recours à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques et la sécurisation de leur utilisation afin de maîtriser les risques pour la santé publique et l'environnement impliquent un haut niveau de formation et la responsabilisation de l'ensemble des acteurs : distribution , conseillers, applicateurs. Ces exigences de formation portent sur le respect de la réglementation, le respect des bonnes pratiques d'utilisation (par exemple les conditions de sécurité pour l'applicateur ou la gestion des effluents) et la connaissance des techniques de la lutte intégrée (mise en œuvre de stratégies de prévention) qui permettent de limiter le besoin de recourir aux produits phytopharmaceutiques. Ces obligations de formation sont prévues par le projet de directive cadre sur l'utilisation des pesticides qui devrait entrer en vigueur en 2012. Dans le cadre du plan ecophyto 2018 la France souhaiterait anticiper sur ce dispositif.
Les travaux du COMOP ont permis de définir les principes de la réforme de l’agrément des distributeurs et applicateurs en prestation de service. Cette réforme prévoit que l’agrément soit désormais fondé sur une certification délivrée par un organisme reconnu par les pouvoirs publics ; le référentiel devrait prévoir notamment des exigences de formation renforcées et l’identification des fonctions de vente et de conseil.
La question de la formation des utilisateurs a également fait l’objet d’un travail spécifique du comité d’experts. Après différentes consultations, les modules de formation sont pratiquement achevés, les derniers points en discussion seront examinés prochainement. Un dispositif de validation des connaissances est en cours de construction, prévoyant une épreuve de connaissances pour tous, avec pour les utilisateurs n'ayant pas satisfait aux exigences, une obligation de formation et pour les distributeurs et conseillers, une obligation de réussite.
De plus, l’évolution du conseil agricole vers un conseil certifié est proposée de cet axe, tant pour le conseil indépendant que pour celui associé à la vente ou à l'application, certification qui impliquerait pour le conseiller d'utiliser comme référence les données issues du réseau de surveillance biologique du territoire. Cette certification serait liée à la mise en place d'un signe de qualité ou d'un label des bulletins de préconisation.