Les acteurs mobilisésLe recrutementLe suivi du travailleur handicapé Les aménagements des postes en fonction des besoinsLe reclassement
Les acteurs
Au sein du MAP, de multiples acteurs, placés à différents niveaux, assurent l'insertion des travailleurs handicapés, veillent à leur intégration.
Parmi eux, les responsables de gestion des ressources humaines au niveau interrégional (IGIR, IGVIR), les chefs de service et les gestionnaires de proximité apprécient l'organisation et le management au sein d'un service.
D'autre part, les responsables de la médecine de prévention évaluent le degré d'efficience et de capacité de l'agent handicapé, tandis que les assistants sociaux informent et orientent les handicapés face aux difficultés familiales, professionnelles, financières, médicales,etc.
Concernant l'hygiène et la sécurité, l'ACMO (agent chargé de la mise en ½uvre des règles d'hygiène et de sécurité), et les membres actifs ou partenaires des instances paritaires comme le CHS/CoHS (Comité et commission d'hygiène et de sécurité), le CTP (Comité technique paritaire) et l'IHS (Inspecteur d'hygiène et de sécurité) ont le rôle de protéger les travailleurs handicapés.
Au c½ur de ce dispositif, le ministère s'est doté d'un correspondant handicap ministériel chargé de coordonner ces différentes approches et à même de répondre à toutes vos question.
Le recrutement
Outre le recrutement par concours qui permet un accès égal pour tous aux carrières de la fonction publique, le MAP donne la priorité au recrutement par voie contractuelle (d'initiative locale ou nationale) sur des emplois permanents en catégorie A, B ou C.Les embauches sont opérées sur la base des compétences et aptitudes à tenir les postes offerts (ingénieurs, inspecteurs de santé publique vétérinaire, enseignants, techniciens supérieurs, ouvriers, aides de laboratoires...).
Le suivi du travailleur handicapé : conseil en vue d'une bonne intégration
Avant même la venue d'un nouveau travailleur handicapé, le responsable doit veiller à ce que l'aménagement du poste de travail et l'organisation de son espace soient adaptés, en fonction des préconisations du médecin du travail. Il est aussi conseillé de prendre le temps d'informer et de sensibiliser la communauté de travail par des actions de communication, des réunions, des messages internes, de manière à accompagner l'équipe qui va accueillir l'agent handicapé.
Dès son arrivée, le responsable doit le présenter à l'ensemble des collègues de travail et organiser une visite de l'établissement. Par ailleurs, il lui rappellera les missions qui lui sont attribuées, lui expliquera les méthodes de travail, et le présentera à l'ensemble de ses collaborateurs.
De façon régulière, il est important de mesurer quantitativement et qualitativement les actions menées (niveau d'accessibilité suffisant, rythme de travail adapté, transport, accueil confortable...) et de proposer en cas de d'inadéquation les mesures correctrices nécessaires (bilan de compétences, parcours de formations).
Comme pour tout autre travailleur, le responsable visualisera les possibilités de promotion et/ou l'opportunité de changer ses missions : la mobilité est un droit pour tous.
Une cellule d'accompagnement effectue chaque année un bilan et une analyse des attentes et des pistes envisageables pour maintenir la qualité de l'ambiance de travail et présente ses observations devant le CHS ou la CoHS.
Les aménagements des postes en fonction des besoins
Chaque année, environ 60 opérations et plusieurs centaines de milliers d'euros sont engagés pour améliorer les conditions de travail. Par exemple, en fournissant des fauteuils roulants, terminaux et logiciels adaptés en braille, appareils auditifs, téléphones amplifiés, équipements adaptés de bureaux (...), tous les types de handicap peuvent s'intégrer aux méthodes de travail d'un service.
Le responsable peut aussi faire installer les fax, téléphone et imprimante à portée de main, et calculer la hauteur du plan de travail par rapport au siège : ce qui évite à l'agent handicapé des déplacements et pertes de temps. Bref aménager le bureau pour mieux insérer les agents.
Certaines situations amènent à proposer à la personne handicapée, des possibilités de transport à la demande, d'équipement de son véhicule, de télétravail et pour des handicaps lourds ( personne à mobilité réduite) des auxiliaires de vie professionnelle. En accord avec le médecin du travail, des aménagements d'horaires ou adaptations des temps partiels, de télétravail peuvent être envisagées.
L'objectif global étant de favoriser l'autonomie du travailleur handicapé.
Le reclassement
Si un travailleur handicapé s'avère inapte à l'exercice de sa fonction, le responsable prend les mesures appropriées pour lui permettre d'accéder à un emploi correspondant à sa qualification. En cas d'impossibilité, le ministère peut mettre en ½uvre des procédures de reclassement et/ou de reconversion, avant toute mise en retraite pour invalidité.
Pour en savoir plus :
contactez le correspondant handicap ministériel ( correspondant-handicap.sg@agriculture.gouv.fr)