Fondamentaux : nutrition et consommation de fruits
11/02/2009
Le programme national nutrition santé (PNNS)
La prévalence de surpoids et d'obésité a crû rapidement en France, spécialement depuis le début des années 1990 ; mais surtout elle atteint les jeunes de plus en plus tôt (16% des enfants en surpoids contre 5% en 1980) et frappe plus nettement les populations défavorisées (25% des enfants défavorisés). Une fois acquise, elle est très difficilement réversible. Les pathologies associées à une mauvaise nutrition pèsent très lourd dans les dépenses de l'Assurance maladie (800 millions d'euros). Pour répondre à ces défis, la France a été un des premiers pays européens à se doter d'un plan de santé publique, le Programme national nutrition santé (PNNS) dès 2001. De 2001 à 2006, le PNNS a établi un socle de repères nutritionnels promus grâce à un effort massif de communication. Le PNNS de 2006 à 2010 développe notamment des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'offre alimentaire. La consommation de «5 fruits et légumes par jour» (l'équivalent de 400 g/jour) que préconise le PNNS n'est atteint que par 20 % des enfants (3-18 ans, repères de consommation in étude Nutrition Santé - INPES -2007) contre 43 % des adultes. Une nouvelle étude publiée dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'institut de veille sanitaire (26/05/09) souligne que la situation se dégrade lorsque les enfants grandissent dans une famille peu aisée. Outre les contraintes financières objectives, l'étude montre de d'autres critères interviennent dans cette situation et notamment le fait que les fruits et légumes soient perçus comme des produits "chers pour ce que ça apporte" en terme de plaisir et de santé.
Le PNNS a confié au ministère de l'agriculture la mise en place d'actions visant à lever les obstacles à leur consommation, améliorer leur accessibilité en agissant sur l'attractivité, la proximité, la qualité, la praticité, la disponibilité, l'innovation, l'information et la communication, et démontrer la facilité et le plaisir d'en consommer.
Les chiffres clés relatifs à la nutrition et la santé ont été mis à jour en décembre 2008 sur le site du ministère de la santé.
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L'expertise scientifique collective de l'Inra
L'augmentation de la consommation de fruits et légumes et le ciblage d'actions sur les populations défavorisées sont des priorités affirmées dans le cadre du PNNS 2 (programme national nutrition santé). Dans ce cadre, le ministère de l'agriculture a été chargé des actions visant à la promotion du repère de consommation fruits et légumes et dans ce cadre, il anime un pôle sur l'accessibilité des fruits et légumes.
Afin de pouvoir mener des actions ciblées, le ministère a commandé une expertise scientifique collective (ESCo) sur les freins et les leviers liés à la consommation de fruits et légumes dont les résultats ont été présentés le 13 novembre 2007. Les conclusions présentées confirment une plus faible consommation de fruits et légumes chez les plus jeunes et en particulier dans les catégories sociales les plus défavorisées. Les difficultés identifiées sont d'ordre multiple (économiques, culturelles, pratiques etc.). La méconnaissance des produits, et donc de leurs modes d'utilisation, a été identifiée comme une difficulté.
Suite à la présentation de ces résultats, Michel Barnier a réuni l'ensemble des acteurs de la filière et des partenaires pour mettre en place une action conjointe de distribution de fruits aux enfants à l'école dès la rentrée scolaire 2008.
La consommation des fruits chez les jeunes Français (Afssa/Inca2)
Menée de décembre 2005 à décembre 2006, l'enquête INCA 2 recense les consommations alimentaires de 5 500 personnes, adultes et enfants, en France métropolitaine.Seconde édition de l'étude individuelle et nationale sur les consommations alimentaires menée en 1998-99, elle sera renouvelée tous les 5 ans afin de disposer d'une banque de données actualisées sur le comportement alimentaire des Français. Cette enquête a permis de suivre l'évolution des consommations par rapport aux études précédentes et, en particulier, la première étude INCA (1998-1999). L'autre objectif de cette étude est d'évaluer l'exposition alimentaire de la population aux contaminants et résidus de produits phytosanitaires. Un tel outil est indispensable pour orienter les politiques nutritionnelles de santé publique comme pour évaluer de façon réaliste les risques et bénéfices sanitaires liés à l'alimentation.
Depuis la première étude, la consommation de fruit, frais ou transformés, a grimpé de 16 % chez les 18-79 ans et celle de compotes et fruits cuits de 75 % chez les 3-14 ans. Un adulte en consomme 140 g par jour, un enfant de 3 à 14 ans environ 70 g (et autant de légumes).
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Sommaire
Un fruit pour la récré
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Comment s'y retrouver entre les différents signes de qualité ?
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