Forêts, énergie, déforestation et développement local
21/10/2009
Le bois-énergie correspond toujours à 9 % des sources d'énergie primaire, en particulier pour les usages traditionnels de chauffage et de cuisson des aliments.
De nombreux centres de recherche travaillent à la fabrication de biocarburants liquides à base de bois mais les investissements industriels se portent toujours sur la production de chaleur de de vapeur d'eau (transformée en électricité).
Les projections de développement des biocarburants avancées pour 2050 font état pour le palmier à huile de 60 à 80 Mha contre 16 à 28 Mha pour les usages alimentaires. La majeure partie de ces surfaces sera conquise sur les forêts naturelles, avec les conséquences sur la production de CO2 (équivalent de 400 années de CO2 économisé par ces productions de biocarburant). Les alternatives existent, en particulier par la réhabilitation de sols dégradés de savane. 500 millions d'hectares pourraient ainsi être remis en valeur sur le continent africain. Les cultures énergétiques contribuent au développement économique local alors que les forêts dans ces zones ne répondent pas à cette demande sociale.
Entre espaces préservés, agriculture, forêts et cultures énergétiques apparait très nettement l'émergence d'une forte concurrence sur le foncier.
La mise en place de règles (telles celles édictées par l'Union européenne dans la directive Energies renouvelables) quant au caractère durable des productions énergétiques et la préservation de la biodiversité, s'appuyant sur la certification forestière sera-t-elle suffisante pour éviter les excès d'exploitation ?
Salle comble pour l'ONF !
ONF-I, filiale internationale de l'Office national des forêts, a organisé ce 20 octobre 2009, un évènement parallèle. Le thème était d'actualité: la réduction des émissions de carbone dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (programme REDD) grâce à un management responsable. Il s'est associé, pour cette présentation, avec les partenaires chercheurs du Centre international de recherches forestières (CIFOR), dont le siège est à Bornéo et du centre agronomique tropical de recherche et d'enseignement (CATIE), du Costa-Rica. Pour des motifs de sécurité, il a fallu refuser du monde: toutes les personnes qui étaient intéressées n'ont pu entrer dans la salle. Il leur a été proposé de retrouver la conférence sur le site Internet du Congrès...
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Congrès forestier mondial (Buenos Aires) : Le développement forestier, un équilibre vital
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Comment s'y retrouver entre les différents signes de qualité ?
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